La vie est quand même marrante. Certains jours, ça va bien; on est très petits oiseaux, fleurs bleues,  truquent qui butinent dans les fleurs (notez qu’on est en hiver et que les roses sont toujours fleuries, c’est marrant).

Vendredi dernier, j’ai vraiment eu droit à ce qu’on appelle une journée de merde. Une belle comme il faut et qui va bien rester graver dans les mémoires (enfin, dans la mienne surtout). Tout avait pourtant assez bien commencé par un solide petit déjeuner et un saut du lit… Non, il ne faut pas que je parle de saut du lit parce qu’il est au ras du sol. Enfin bref, ça allait jusqu’à ce que mon modèle plante comme une merde et me ruine tout le travail que j’avais fais dans la journée. Forcément, loi de Murphy oblige, ça arrive en début de soirée ça. Pour gagner mon auditoire à ma cause, j’ajouterai que le logiciel que l’on utilise (dont je tairai le nom pour ne pas être trop saligo) plante assez régulièrement. Ca irait si l’on pouvait enregistrer souvent. Mais là où les concepteurs sont de redoutables sadiques, ils ont fait une sauvegarde qui durait entre 15 et 30 minutes. Ca vous refroidit de suite un golem de feu en rut ça.

Enfin bref, j’ai tout refait et lancé les calculs dans le WE en priant qu’ils se passent bien (j’ai vu ce matin qu’il y avait des merdes mais je m’en doutais un p’tit peu quand même: ne pas trop espérer).

Mais bon, le WE est là maintenant, une petite soirée jeux sur le tout pour digérer et ça sera sympa (au passage, on me voit au JT de 13h sur TF1 du samedi 10 novembre, allez jeter un oeil, c’est rigolo).

Rusé comme un renard, j’ai décidé de prendre la moto pour y aller plus vite en faisant quelques prudentes remontées de files (et non pas rouler comme un tabanard entre les files). Sur la N118 (route qui a l’avantage d’avoir de jolis virages sur la fin), une golf rouge ayant vu un intervalle sur la file de droite décide de se rabattre sur moi. Là je fais un évitement mais j’ai quand même un peu peur, je ralenti et lui signale ma présence (note de la rédaction: je lui geule dessus). visiblement, le conducteur est en colère, ce que je peux comprendre quand on est coincé depuis
une demi-heure dans des embouteillages qui ne sont pas près d’en finir. Bref, il a pris la mouche, la moutarde lui monte au nez, appelez ça comme vous voulez mais il décide de me mettre par terre en faisant un bel écart. Je tente un nouvel évitement insuffisant et je touche sa portière, rebondit dessus et rebondit sur la portière de la voiture de droite.  Ping Pong PAF.

Il commence à me narguer à la ouaich ouaich des banlieues et je l’engueule pour qu’il s’arrête. Au final, il s’arrête bien décider à m’en mettre une. Mais comme j’ai le cul bordé de nouilles (réflexion faite, elle est bizarre cette expression), un automobiliste, un autre motard et un monsieur en scooter s’arrêtent aussi, témoins de la chose. HA HA, la balance penche de mon côté. Je l’engueule comme il faut et il se défend qu’il n’en avait pas contre moi mais contre la voiture qui a créé l’intervalle à droite en venant se mettre juste devant lui. Mais honnêtement, je ne sais pas ce que vous en pensez mais JE M’EN FOUS QU’IL M’EN VEUILLE OU NON, IL A FAILLI ME FOUTRE AU TAS CE $*%#@&§ (en plus, il pue l’alcool, les policiers ne s’arrêtent pas, LA HAINE).

Enfin bon, je m’en sors en vie et pas sous les roues d’une voiture, je suis très content et ce, même si les constats ont duré une bonne heure et demi (et puis il faisait noir).

Arrivé à la soirée, je raconte mes déboires aux copains, ils compatissent. Je gagnerai une partie de Royal Turf pour me consoler.

Le reste du WE est agréable quand même (hormis un cours théorique sur la plongée qui ne voulait pas se terminer): un petit coup de main à Mathieu (joli appart d’ailleurs, well done) et puis un dimanche familial pour aller voir la grand tante et les grands parents. C’est toujours sympas ces journées là. Puis en plus, on s’est pété le bide au Boeuf à la Mode, restaurant de qualité à Versailles à la nourriture bonne et abondante et au service jovial (pub, surtout que la serveuse était mimi).

L’être humain est capable des plus belles choses, il a inventé l’amour et la compassion. Mais l’être humain est surtout capables des choses les plus noires. Il a inventé la rancoeur et la haine.

C’est triste quand même, heureusement qu’il y a les potes et la famille.

 

Stef mélancolique