Ah, que d’émotions ce week-end ci. Que de bonheur et que de stress à la fois. Accrochez vous, c’était très sympa (à raconter, ça paraîtra sûrement moins marrant, mais bon, tanpix).

Après un déjeuné englouti, je me rue sur ma voiture, démarre et fait vrombir ce moteur tout plein de chevaux. La route est toujours la même, l’état ne change pas trop et les conducteurs sont toujours aussi mauvais. Cette fois, mes canines ont poussé, le démon de la voiture me possède, je ne suis plus maître de mes actes. J’avale donc les kilomètres à une vitesse frisant la limite du raisonnable. Pour situer un peu, la « limite du raisonnable » se trouve au dessus du « roule comme un escargot » mais tout de même moins vite qu’ »en route vers le cimetière » (mais à peine). Soudain,
je me trouve entre deux voitures qui vont en direction du chantier : Peter derrière moi avec Tanguy à son bord et Axel devant moi avec quelques autres jeunes du boulot. La vitesse d’Axel se situant entre « roule comme un escargot » et « limite du raisonnable », je décide de le doubler. A la première tentative, le bougre se bat et ne se laisse pas dépasser. Qu’à cela ne tienne, je suis patient et j’attendrais le moment opportun qui arrive à peine plus loin, tous les trois étant bloqués derrière une Mercedes 240D (modèle plus que courant dans le coin). Un joli virage ouvert à gauche, en devers et à la visibilité plus que correcte. Contrôle rétro, cligno et je déboîte. Le pied écrasant à fond la pédale, l’œil au loin pour détecter le moindre taxi qui voudrait empêcher la manœuvre, je double Axel. Le hic est que lui aussi veut dépasser la Mercedes, il déboîte donc. Mes cours de conduite sur Collin Mc Ray rallye me reviennent de suite, je vais aplatir un peu l’herbe sur le bas-côté, ralentir et suivre mon collègue.

Pensée de Tanguy dans la voiture derrière : quelle bande de cons !

Ma pensée à posteriori : arrêter de faire le con !!!

Enfin bon, on arrive tous à bon port (mais moi preums, j’ai réussi à doubler Axel plus loin, niarf niarf niarf). Nous pouvons donc commencer cette journée du travail un peu spéciale : le roi est de passage sur le chantier pour signer un papier avec Carlos Ghosn pour une usine dans la région. Les policiers poussent comme des pâquerettes (un tous les 10m tout de même), les routes seront bloquées, les usagers sont (censuré). Bon, ça paraît dramatique, mais comme tout le monde est parti aux alentours de midi, personne n’a été incommodé, je râle pour rien donc ^^.

Au menu de l’après-midi : repos. Il faut se préparer pour la soirée d’Amandine, ESTPienne qui était là en stage pendant 3 mois et qui rentrent en France finir son cursus. On lui a fait une surprise pour son départ : une petite fête qui devait être une surprise mais il y a eu une balance (le traître sera pendu haut et court, promis). La fête aura lieue à Tarifa, entre Tanger et Ksar Sghir (ville la plus proche du chantier). Beaucoup d’expats sont là-bas pour des raisons pratiques (proximité du chantier) et sécuritaires (la route est… ce qu’elle est comme j’ai eu déjà où l’occasion de vous la décrire).

Néanmoins, la route de nuit apporte son lot de mystères. Pas une lumière pour éclairer la voie, seuls les phares entaillent cette épaisse obscurité qui se referme instantanément après notre passage. La vie semble disparaître. Soudain, en bas d’une pente, alors que j’appuie intensément sur la pédale d’accélérateur pour aider la voiture à affronter une brusque montée, un homme apparaît dans la lumière des phares poussant nonchalamment sa brouette sur ma voie. Je taille un short au suicidaire et nous en tirons tous les deux avec une bonne frayeur (lui plus que moi je
pense). Hormis ce détail, rouler de nuit est relativement paisible, il y a peu de monde, les routes sillonnant entre les montagnes sont agréables. Zen attitude.

Les invités arrivent doucement, remplissant peu à peu l’appartement de Sébastien. Un marocain est au barbecue et entre deux côtelettes, il passe un coup de serpillière pour que tout reluise. Les convives discutent gaiement sous une musique occidentale (Shakira baby !). Les marocaines sont toutes assises dans le grand canapé en U. Je fais la connaissance d’un plongeur belge fort sympathique : Antoine. On parle boulot, plongée. La soirée se passe en mangeant des spécialités marocaines (le poulet aux herbes valait d’ailleurs le détour). Lorsque la musique devient plus orientale, les demoiselles commencent à danser. Hajida a même pensé à apporter une ceinture à piécettes pour la danse « du ventre » et certaines se débrouillent plutôt pas mal et deviennent tout de suite plus mariable ! Je vais proposer un plan conjointement au ministère de l’éducation national et au ministère de la culture pour instaurer des cours de Danse Orientale à partir du lycée !

Finalement, les convives partent peu à peu. Un conciliabule se réunit pour aller s’encanailler en boîte de nuit. Après avoir expulser poliment le marocain qui faisait la vaisselle (le même qui était au barbecue, brave homme), nous partons vers le Pasarela, fameuse boîte de nuit de Tanger qui, contrairement au Oba Oba, n’est pas une boîte à p..adidoudam !

La musique fait boum boum, on danse un peu mais tout le monde est tout de même bien fatigué : c’est ça la vie d’expats. On retourne donc vers nos pénates en laissant un compatriote sur la piste de danse : il est bien chaud et il a son petit succès quand même.

Le lendemain matin, c’est l’horreur : grosse barre. Je me suis pris un HEB 400 au milieu du front, juste au dessus des sourcils ! Il ne me semble pas avoir bu pourtant et le mal de crâne avait déjà commencé la veille en boite (c’est peut-être ça réflexion faite). Je décide donc d’un commun accord avec moi-même de larver devant la télé (activité idéale quand on est dans cet état, sisi !) après un léger petit déjeuner. Pour la première fois depuis mon arrivée, il y a une fille mignonne, apparemment seule qui prend son petit déjeuner. Je ne tente rien, normal, je n’aimerait pas qu’on vienne me taper la discute alors que je mange mon p’tit déj. Si en fait… Bref, je retourne à la télé larver. Au programme : émission culinaire sur le japon. Les chefs font virevolter aulx, coquilles St Jacques, saumon, thon, coriandre, œuf, crème. Les tourbillons vont virevolter dans plusieurs petits plats tous plus appétissants les uns que les autres.

Je descends dont à la piscine, les canines acérées pour aller lire un peu de Jules Verne ; il ne manque que quelques lieues sous les mers et au dernier rapport, le capitaine Nemo et son équipage étaient aux prises avec la banquise de l’Antarctique. Allaient-ils survivre ? Mystère. Ceci dit, s’ils n’avaient pas survécu, le professeur Aronnax n’aurait pas pu retranscrire son récit, CQFD.

Le soleil tape fort au bord de la piscine, j’ai d’ailleurs un joli petit coup de soleil. Si on l’étudie d’ailleurs, on pouvait voir que le soleil était incliné sur ma gauche et que je lisais un livre (bande non brûlée sur le ventre cachée par mes bras qui tenaient le livre). C’est beau d’être détective !

Enfin bon, y’a toujours la mignonnette au bord de l’eau qui lit aussi un livre apparemment plus sérieux que le mien et moi comme un con, je ne vais pas lui parler ! Ah bravo ! Je vais prochainement suivre un séminaire pour lutter contre ma timidité mal placée.

Enfin bon, il est temps de partir pour Tétouan car il va bientôt commencer à faire faim et la route est longue. Avec Axel, on se concerte pour prendre deux voitures, nos chemins se séparant sur le retour.

A peine sortis de Tanger, nous roulons tranquillement sans nous apercevoir de la présence d’un sournois contrôle radar. Ca n’échappe pas, nos deux véhicules sont arrêtés et l’on nous demande papiers du véhicule. A ce moment, le fun commence. Le policier nous argue que nous roulions beaucoup trop vite : 73km/h au lieu des 60 autorisés (73 seulement ? cool !).

– Mais monsieur l’Agent, ça n’est pas nous, nous roulions beaucoup plus doucement que cela !
– Mais si monsieur, regardez la vitesse : 73km/h et la distance : 1934m, c’est vous.
– Ah non, vous ne pouvez pas avoir arrêter deux voitures avec la même vitesse, ça n’est pas possible, à quelle véhicule correspond cette vitesse ? Mon copain ou nous ?
– Tous les deux vous rouliez à cette vitesse.
– Mais ça n’est pas possible, qui plus est, on s’est fait doubler par une voiture
– Ah non !
– Sisi, une Mercedes 240D
– Mais non
– Siiiiiiiiiiiiiii, une beige !
– Ah ?
– Donc ça n’est pas nous, nous sommes innocents (là-dessus, mes deux amis belges renchérissent et notre pauvre agent est tout embrouillé).

Sur ces faits, le second agent vient nous dire bonjour (apparemment les autres sont tirés d’affaire). Après un petit dialogue usuel (comment ça va, la femme et les enfants ?), notre agent nous laisse partir ‘mais faites attention hein ?’

Bilan : on a failli perdre 400dh.

Sur ces entrefaites, nous repartons gaiement. Axel nous appelle en conduisant pour nous demander comment on a gérer la crise. Tanguy lui répond le plus naturellement du monde que nous avons payé l’agent 200dh et qu’il nous avait laissé partir. Ils nous ont pris pour des gnoufs pendant tout le voyage !

La route de Tétouan est vraiment jolie. Une partie serpente dans les montagnes et une forêt de pins qui, paraît-il, abriterait des singes. Une heure plus tard, nous arrivons sur Tétouan. La ville est accroché au flan d’une montagne et s’étale dans la vallée. Nous rentrons dans la ville par une porte plutôt impressionnante : deux tours moyenâgeuses gardent un œil sur la route.  La circulation nous semble plus fluide qu’à Tanger et au bout de quelques minutes, nous trouvons deux places juste sous un panneau de stationnement interdit. Après avoir demander aux locaux, c’est
un stationnement autorisé pour les avocats uniquement. Etant un dimanche, on n’aura pas de soucis, qui plus est, il y a toujours un garde qui se rue toujours sur vous pour obtenir ses quelques dirhams. Deux marocains nous rejoignent et nous allons manger dans un restaurant ou plutôt dans une cantine. L’ambiance est vraiment bon enfant, une table qui se vide est aussitôt comblée, la décoration y est plus que sobre mais efficace, tombant parfois dans le kitch avec un décor à fontaines dans un mur.

 

Nos ventres remplis et nos appétits rassasiés, nous partons en direction de la médina. Pour y accéder, nous marchons dans les rues de Tétouan. Une rue cependant attire notre attention : la rue qui mène au palais. Aucun piéton ne passe par cette rue. De toute façon, les rares qui tentent le coup se font repousser par les policiers ou les militaires en faction. D’après nos sources marocaines, cette rue est réservée pour le roi et lui seul a le droit de l’emprunter : la classe !

 

La médina de Tétouan est différente de celles de Tanger et Assilah. Assez difficile à expliquer, elle est juste différente. On retrouve les mêmes rues étroites mais moins en pente qu’à Tanger et plus sombres qu’à Assilah. Contrairement à Tanger, les commerces y sont plus épars mais aussi plus diversifiés. Le jean côtoie le pied de bœuf, la culotte de grand-mère est posée nonchalamment sur un paquet de céréales.

 

Dans une échoppe vendant des tapis (au prix tout de même prohibitif, le travail à la main à un prix), le vendeur nous guide sur sa terrasse. La vue sur Tétouan y est imprenable, et ce, malgré quelques nuages accrochés à la montagne et qui nous protègent du soleil. Les terrasses vues de haut donnent des inspirations à des parties de paint-ball à la vue du nombre de recoins.

 

Au bout de quelques minutes, nous décidons de continuer notre chemin et nous errons dans les rues de la médina tout en jetant un œil étonné mais intéressé aux commerces variés. Nos amis marocains s’arrêtent pour acheter un peu de nourriture (céréales et autres) et nous allons nous poser un peu plus loin. Soit ils cherchent à négocier les prix, soit ils ne savent pas ce qu’ils veulent car la partie de shopping prend pas mal de temps.

Un peu plus loin, nous nous arrêtons pour acheter à boire à un vendeur ambulant. Les boissons qu’il propose (orange et citron) ont une couleur clairement chimique. J’ai osé l’orange et la couleur est orange à la limite du fluo. Le goût ne me rappelle rien de l’orange mais me fait plutôt penser à de l’abricot. Je goût aussi le citron qui à le goût qu’on lui prête usuellement. Cependant, chose vraiment étonnante, quand je rebois mon jus d’orange/abricot, c’est un nouveau goût totalement différent auquel j’ai droit. Mystère et boule de gomme, en tout cas, je n’ai toujours pas de séquelles de ces boissons et j’espère ne pas en avoir Inch Allah.

 

Enfin bon, il commence à se faire tard et il faut rentrer, qui plus est, nous avons tout de même un brin de chemin à faire et nous nous apprêtons à bondir dans nos voitures. Notre voiture… QUOI ? A l’emplacement de ma sublime Renault™  Mégane© noire, il y a désormais un sublime néant. Je passe d’un stade d’incompréhension à un refus de l’idée qu’on m’ait pris ma voiture, mais c’est finalement une panique maîtrisée qui s’empare de moi. Qui m’a pris ma voiture ? Pourquoi ? Pourquoi moi ? Et merde, j’ai vraiment la scoumoune !

Badr et son ami essayent de nous réconforter : elle doit être à la fourrière. MAIS IL FAISAIT QUOI CE GARDIEN DE M… Oups, pardon, ça m’a échappé. Mais bon, pour une fois qu’on a besoin de ce type là, il baille aux corneilles.

Un plan d’action se met en place : aller au poste de police, récupérer un papier, aller à la fourrière reprendre la voiture. Plan simple et efficace.

Les autres nous suivent et ne rient pas : normal, c’est pas drôle :) (note pour plus tard : ne pas de garer sous un panneau de stationnement interdit, il peut se passer des trucs).

Une fois arrivé au poste de police après avoir demandé à plusieurs agent la procédure à suivre et la localisation du poste de police, l’agent au poste me baragouine quelques phrases que mon très cher ami marocain me traduit par « Papiers s’il vous plait ». C’est à ce moment où le plan pourtant simple va énormément se compliquer : les papiers du véhicule sont dans le dit véhicule. Allez hop, on est parti pour un raid dans les rues de Tétouan. La circulation qui était jusque là plutôt fluide semble se densifier (pensée à ce moment là : mais pourquoi tout le monde est contre moi). La fourrière est loin. Très loin. Trop loin sûrement (pensée à ce moment là : mais elle va être fermée quand on va arriver ; autre pensée : mais Axel traîne derrière, grrrr). Au bout de plusieurs kilomètres, Badr tourne dans une petite rue, demande son chemin quelques fois (je ne comprends que le mot fourrière qui est le même en arabe : pratique ça !), tourne, retourne et au bout de plusieurs virages et passage dans des chemins en terre, tombe sur une grille.

Badr nous fait entrer pour aller chercher les papiers (visiblement, la personne ne voulait pas que l’on entre sans le papier de la police que l’on ne peut avoir qu’avec les papiers du véhicule, redoutable logique). Le paysage est vraiment chaotique. Les voitures sont parquées pêle-mêle dans un désordre désorganisé. A 95%, les plaques minéralogiques indiquent des plaques étrangères. Plusieurs possibilités à ce phénomène fort étrange : soit les étrangers n’arrivent jamais à trouver la fourrière, soit ils abandonnent leur véhicule, soit la fourrière ne s’attaque qu’aux bêtes sans défense (je suis partial là, je sais). Je pencherais plutôt pour la première.

 

Enfin bon, ma voiture m’attend sagement là, toute penaude et pleine de poussière. Les voitures ne restent pas propre longtemps au Maroc : beaucoup de sable fin et de poussière viennent vite couvrir les véhicule d’une fine pellicule beige. Bref, je prends mes papiers et après avoir vainement tenter de convaincre les propriétaires de la fourrière de reprendre directement notre voiture, nous repartons vers le poste de police.

(musique de Benny Hill)

Les formalités au poste de police sont assez longues. D’autres personnes sont avant nous et visiblement ont été mangés à la même sauce. Une fois notre tour, il y a changement d’agent qui se met à discuter avec mon ami. Le pauvre ne sait pas faire deux choses en même temps et il n’arrête pas de retourner son cahier pour le mettre dans le bon sens, il cherche un autre cahier, il tourne les pages pour en trouver une qui n’a pas été marquée au carbone. Le tout est exécuté avec une placidité déconcertante. Son caractère débonnaire est vraiment apaisant même si j’ai parfois envie de lui tordre le coup pour qu’il accélère un peu la cadence. Il a du mal à écrire mon nom en tentant de l’arabiser et donc l’écorche. Mais une fois qu’il m’a donné mon procès verbal et mon petit ticket pour retirer ma voiture, je lui donne ses 250dh (100 d’amende et 150 pour le remorquage pour info) et nous partons à nouveau en direction de la fourrière. Au passage, nous avons laissé Axel, Nicolas et Antoine rentrer vers Tarifa, je garde Tanguy en otage ! Cette fois ci, nous errons moins dans les petites ruelles et arrivons directement en face de la fourrière où après avoir payé encore 20dh, on me laisse prendre la voiture.

Nous quittons enfin nos amis marocains et bizarrement, ma conduite sur le retour sera plus douce et coulée et forcément bien moins rapide. Faut pas déconner, j’en ai déjà eu pour 270dh, je ne vais pas donner 400dh de plus à ces vautours. Non, mais depuis quand les avocats travaillent le dimanche et ont besoin de leurs places attitrées (saleté de gardien au passage) ? C’est un abus flagrant du pouvoir législatif, un symbole du clash des classes et de la raréfaction des places de parkings (quand je pense que les marocains étaient garés en pleine avenue et qu’il ne leur ai rien arrivé, je devais vraiment avoir l’air d’un gros touriste !).

Que d’aventures en tout cas pour un petit week-end. Au moins, ça aura eu l’avantage de me faire écrire un long récit et ça me force à la patience.

Petite anecdote supplémentaire, plus tard, Axel m’a dit que le garde voulait être payé quand il sont partis mais il a refusé prétextant qu’il devait garder nos voitures et pas glaner un peu d’argent quand ça le chantait. Maigre victoire qui me suffit néanmoins.

Pour conclure, je tiens à remercier mes amis pour avoir supporter ma rage et mon manque de patience et surtout nos deux amis marocains sans quoi on aurait vraiment été dans la mouise.

Allez, à bientôt pour de nouvelles aventures (promis, je vais tâcher d’être plus sage dorénavant, mais que d’histoires pour un week-end).

Stef