« Dernier appel pour le vol en partance pour la Jamaïque, tous les passager sont priés de se présenter de toute urgence au comptoir d’embarquement. »

Deux heures après mon décollage de St Quentin, j’arrive à Paris. L’avion a tourné pas mal de temps dans le 5ème pour arriver à se poser quelque part. En manque de carburant et surtout avec l’énervement arrivant, il fut pris la décision de se poser dans un parking très profond et très taxé. Les aéroport de Paris Vinci, ça n’est plus ce que c’était.

Bref, j’essaye tout de même de relativiser et de ne pas rejeter ma mauvaise humeur sur mes camarades de jeu. Normal, les pauvres n’ont rien fait quand même. Et puis ce soir normalement on doit aller tripatouiller des amibes. Sexy hein?

Finalement, j’arrive un peu tard (normal avec un vol qui a duré 1h de plus que prévu) et donc après avoir discuté un peu et attendu la fin d’une partie d’Amun Re (où visiblement qq’un dont je tairai le nom pour lui éviter des arrivées massives de paparazzi a écrasé les autres de 21 points), Mes compagnons de voyages lancent une partie de Jamaica.

Wahou, à l’ouverture, le plateau est superbe. On peut dire que l’illustrateur s’est vraiment arraché a faire des… illustrations de qualité.

Race for the Island

Splendide plateau de jeu

Le jeu en lui même est, comme l’a très bien résumé Sam, un jeu de l’oie amélioré. On lance 2 dés, on choisit une carte pour optimiser le tout et on avance (ou pas) son p’tit bateau. C’est sympa, on avance pendant que l’autre recule, alors forcément il se peut qu’à force de coups de canon, on l’accule.

Sam est clairement le meilleur pirate vu qu’il nous dépasse très rapidement et l’on ne verra que les faibles remous de son sillage. Visiblement, l’homme connaît l’île comme sa poche et en fait vite le tour.

Nous tentons une autre partis à 5, beaucoup plus jouissive celle-ci. PIF PAF POUF, on s’attaque, on se vole des trésors. Mais malgré tout, Sam n’est pas seulement un marin habile, c’est aussi un stratège hors pair. Il s’arrête juste où il faut pour prendre les trésors, fait le plein de nourriture au moment opportun et sait esquiver des attaques de Ho et pour les rendre bénéfiques pour lui même.

A cinq, la partie est plus mouvementée

Ho alias Rackam le Rouge

Enfin, même s’il paraît bien parti, un ami de Ho a réussi à picorer quelques piécettes d’or dans les cales de ses adversaires et à piquer un sprint au dernier moment. Il arrive second, pas loin de Sam.

Le vol retour est terrible: turbulences, avion de chasse suicidaire qui manque de me rentrer par derrière, un autre qui zig zag, un cargo qui ne sait pas où il va. Bref, un vent de folie soufflait ce soir là. Je ne sais pas si je retournerai en Jamaïque de si tôt mais une chose est certaine, ça ne sera pas en avion !