Ah, quel week-end. Ca fait plaisir d’avoir un véhicule moi j’vous dis !!! 

Allez, commençons par le début : samedi après-midi. On a commencé par une visite de la Médina avec Tanguy. J’ai suivi le parcours que j’avais déjà fait il y a deux semaines de cela mais maintenant, je connais bien la route donc on a fait ça un peu vite fait ; on est allé à l’essentiel quoi. D’ailleurs, dans la série « on voit des trucs de dingue dans le coin », on se baladait donc tranquillement en montant les escalier escarpés qui mènent dans les hauteurs de la Médina où l’on peut avoir une belle vue sur tout le port et la mer. 

Alors que l’on montait péniblement, soufflant à chaque marche, on entendait au loin deux personnes vociférant ce qui semblait être des injures. Nous continuions néanmoins notre chemin, sans vouloir nous mêler de ce qui ne nous regardait pas. Apparemment, deux personnes n’était pas contentes et se disputaient torse nu (visiblement, quand on n’est pas content dans le coin, on montre son torse, phénomène récurrent rencontré à maintes reprises). Hop, on bifurque à droite, toujours innocemment, marchant bille en tête vers notre objectif. Là, un des protagonistes de
l’altercation (j’ai l’impression d’être agent de police rédigeant un procès verbal là) se fait tirer par les bras par quelques uns de ses amis qui veulent lui éviter des ennuis (sympas les potes). Il a un couteau = j’ai peur. On accélère le pas quand même car on a vraiment l’air de deux touristes (ce qu’on est, je ne le nie pas, mais bon…). Là, on voit passer le deuxième larron qui courre vers le premier. Apparemment, il n’a pas peur du couteau, normal car il a une machette. 

C’est à ce moment précis que j’ai dis : on se casse !!! On monte donc vite fait, on passe une porte qu’une demoiselle était en train de dessiner sans se soucier de ce qu’il se passait à quelques mètres d’elle. Plus loin, on voit un poste de police : bonheur. Le policier ne parle pas français : malheur. Après quelques explications mêlée de langage des signes (faire un couteau ça va mais une machette, bonjour.), son ami, apparemment plus perspicace que lui, lui explique la situation et il décide d’un air débonnaire d’aller voir ce qu’il se passe. Petit détail : son holster est vide. 

J’avoue que ce petit évènement a sûrement contribué à la rapidité de notre tour dans la Médina. La suite se passa nettement mieux : balades dans les petites rues aux murs resplendissants, contemplation face à la mer. Le gardien de la Kasbah a voulu nous faire faire un tour. Je ne sais pas combien ils sont à faire cette profession mais c’est à chaque fois une personne différente, peut-être un différent tous les dimanches, qui sait ? 

Sur le retour, nous décidons de passer par le port : les piétons grouillent, les voitures sont coincées, on ne peut pas voir la mer, ça sent mauvais (je plains d’ailleurs les pauvres automobilistes qui doivent subir cela). 

La soirée promet aussi d’être fort sympathique : on va (re)découvrir les nuits Tangerines. Tanguy et moi décidons de sortir de nos habitudes et d’aller manger au Cheilah Beach. Je vois les lecteurs attentifs qui vont me faire remarquer que nous allons souvent au Cheilah, mais je leur rétorquerai que nous allons encore plus souvent au restaurant du Ramada qui est vraiment triste (surtout quand il n’y a pas de car de touristes et qu’il n’y a que deux tables servies) et où le service est long. Je me plains mais je n’ai pas à débourser à sou : vous pouvez crier à l’hypocrisie :) 

Enfin bon, toujours est il que le Cheilah est plein : toutes les tables sont réservées. Normal, on est samedi ! Tant pis, on se dirige vers un restaurant indien un peu plus loin dont j’ai eu ouïe dire que la serveuse était fort charmante. En fait, nous allons là dans le simple but de varier un peu nos repas, j’espère que j’ai été crédible sur ce coup. 

Bon, effectivement, la serveuse est sympa, la nourriture aussi. Contrairement aux restaurants indiens où j’ai pu aller précédemment, il faut tout commander, c’est assez bizarre et on se retrouve avec une facture assez élevée. La nourriture était vraiment bonne par contre, ça compensera (et puis de toute façon, je ne paye pas non plus, niarf niarf niarf ; il faudra que j’arrête de parler de cela, je vais perdre des lecteurs énervés). 

Une fois le repas terminé, nous remontons dans les hauteurs de Tanger pour rejoindre un groupe d’expat qui est allé prendre un verre au Tanger Inn qui, contrairement à son nom fortement trompeur, n’est pas un hôtel mais un bar à la musique électro et à la population plutôt européanisée. « Y’a d’la poulette » comme on dit par chez nous, Sébastien nous fera d’ailleurs une jolie imitation de sortie pour suivre un groupe qui partait : on a bien ri ! 

Le groupe se sépare ensuite : une partie se rentre dans ses pénates et une autre partie décide de prolonger la soirée. Sébastien, Tanguy, Ryan, Paul et moi allons au Oba Oba : boite reconnue pour… vous verrez bien. 

On rentre donc dans cet boite, plutôt petite, assez sombre comme toutes les boites de France et de Navarre (on n’est ni en France, ni en Navarre, c’est une expression :o) ). Première chose qui change un peu des habitudes : il y a plus de filles que de garçon. Je dis glop. Elles sont là pour « travailler ». Je dis pas glop. 

La soirée se déroule plutôt bien. Contrairement à certains, je ne me fais pas draguer : m’en fous, je danse ! Tanguy se fait draguer par une hollandaise. Joli coup, c’est la seule non professionnelle de la soirée. Il faut dire qu’elle a traversé tout le groupe pour lui parler à lui seul et que sa copine qu’elle avait traînée avec elle est restée plantée au milieu sans
décrocher un mot. 

La soirée coule donc doucement et je ferme la marche en rentrant vers 3h30 du matin. Je coupe par le cabaret et le bar de l’hôtel et personne ne me remarque (sneaky sneaky), sauf un petit groupe de personnes discutant affalés dans des canapés. Bonne nuit de sommeil qui fut somme toute bien courte : levé à 8h30. 

Dimanche après-midi, nous partons en directions d’Assilah, petite ville au bord de l’Atlantique connue pour avoir une médina fort sympathique. Axel et moi prenons les voitures et nous partons à 5 (les deux conducteurs ainsi que Tanguy, Clément et Nicolas). La sortie de Tanger est assez pénible : il y a beaucoup d’embouteillages créés par un manque de signalisation : peu de feus et il est assez difficile de croiser les routes. 

La petite anecdote du jour est d’ailleurs cruelle mais marrante (c’est sans doute parce qu’elle est marrante qu’elle devient cruelle). On avançait dans notre file sans faire d’histoire et j’étais suivi de près par un SUV blanc. Il était assez nerveux et commençait à me mettre la pression. Visiblement pressé, il me double par la droite pour prendre la file qui paraissait avancer plus rapidement. Manque de pot pour lui, la file s’arrête plus loin et je le double pépère. Au moment où je le dépasse, j’entends un bruit de plastique enfoncé sans pour autant sentir la voiture bouger, étrange sensation de s’être pris un carton. Je demande à Tanguy ce qu’il se passe et en regardant dans le rétro, je vois le conducteur du SUV blanc sortir : il s’est fait emboutir l’arrière de sa voiture : rires. Le pauvre avait une voiture toute neuve, la plaque était encore une plaque temporaire. 

Le reste de la route était bien plus paisible, nous avons pris l’autoroute. Le voyage n’a même pas été perturbé par le flash mis en place par la police : nous étions dans les limitations. D’ailleurs, les pauvres sont un peu dingues car il n’y a pas de terre-plein central, ils sont donc au milieu de l’autoroute à orienter leur radar d’un côté ou d’un autre, un dur métier sans aucun doute ! 

Axel nous mène dans les rues d’Assilah qu’il semble connaître comme sa poche, et il nous dégotte un petit parking juste à l’entrée de la Médina. Affamés, nous tentons un ravitaillement et donc arrêt au stand. Malheureusement, l’équipe n’est pas efficace et les commandes arrivent mal ou pas du tout. Enfin bon, pour patienter, nous restons contemplatifs sur le string d’une espagnole. 

La médina est fort charmante : des petites rues très colorées, bien peintes. Il y fait très frais ce qui détonne avec le reste du climat ici. Il y a quelques commerces qui vendent de l’artisanat local, nous n’avons cependant vu qu’un seul producteur de tables en fer forgé. Même si les maisons se ressemblent toutes énormément dans le style et les couleurs, certaines cependant ont fait preuve d’originalité sans pour autant faire tâche avec le reste. Nous allons jusqu’à un mur d’enceinte qui donne sur l’atlantique. Un vent léger rafraîchit l’air ambiant chargé d’iode et portant
les rires des enfants jouant en contrebas des fortifications. La médina est tellement plaisante que nous faisons des nouveaux détours à l’intérieur, retardant ainsi notre départ vers la plage. On discute paisiblement, Nicolas parle photo, dommage qu’il n’ai pas d’appareil. 

Finalement, au bout d’un petit moment, nous allons à la plage. Il y a beaucoup de monde et elle est sale. L’océan est néanmoins agréable : les vagues ne sont pas hautes et l’eau n’est pas trop froide. Le fond n’ayant pas une forte pente, on peut marcher doucement et les vagues s’occupent de nous refroidir par tranches, facilitant ainsi la mise à l’eau. Tout le monde joue comme des enfants sauf Clément qui n’a pas pris de maillot. 

En me séchant sous le soleil, je m’endors pour finir ma nuit. Je me réveille souvent en sursaut en faisant des petits gémissements, ça a dû être assez marrant. Là je suis en train de regarder mes bras et je n’ai pas bronzé, c’est bizarre. 

Finalement, nous rentrons sur Tanger doucettement. Rien de particulier ne se passe sur le retour, ce qui est assez étonnant en soi. 

Le bilan de ce week-end est qu’il était riche en évènements et fort agréable, ça fait plaisir !  

 Entrée de la médina d’Assilah

Petite rue très fleurie

Le front de mer