Allez, ça n’est pas tout ça mais il est temps de raconter mes petites plongées. Je suis désolé du retard mais vous savez ce que sont les retours de vacances : reprise du travail, paperasse en retard, niveaux à passer dans WoW, essai des jeux d’Essen. Bref, le plein d’activités pas toutes forcément sérieuses mais on ne se change pas :)

Lundi matin, nous démarrons donc les hostilités par raid vers le buffet du petit déjeuner. Les gros beaufs qui nous ont déjà emmerdé la veille au soir pendant le match de rugby sont les premiers et prennent leur temps. L’estomac plein, il est temps de charger les blocs dans la camionnette qui commence à se faire vieillotte. Le port des blocs aura eu raison de mon épaule, 2 semaines plus tard, j’ai toujours des douleurs. Mais moi fort, moi un homme, moi pas mal !

La plongée se fera avec Vincent. Je suis aux anges. Il fait beau, tout le monde est heureux (sauf Philippe qui maugréé dans son coin ponctuellement mais c’est Philippe, il est tout de même sympa). Ca sera les premières bulles de Mathieu. C’est d’ailleurs Jo, le directeur technique du centre, qui va prendre en charge nos deux N1.

La plongée se fait à Morsetta Sud (l’immortelle) dans une crevasse un peu comme l’intérieur de deux cuisses… oups, je m’égare. Bref, c’est une plongée le long de deux tombants tout ce qu’il y a de plus classique. La première partie se fait tombant main gauche. Rien de spectaculaire. Vincent trouve quelques Doris dalmatiens puis une langouste ; dégoûté de ne rien trouver, je dégotterai tout de même deux jolis Doris Dalmatiens.

On est sur le retour tout de même un peu déçus : c’était bien mais pas top… Bon, il nous reste à tous les deux plus de 100 bars, c’est reparti pour l’autre cuisse… l’autre tombant mince. Là par contre, c’est l’étonnement, la surprise, l’éclate la plus totale : bancs de sars, castagnoles, corbs. Dans les anfractuosités de la roche, on trouve des girelles, des sérans écritures, et une bonélie. Cet animal est un vers caché dans la roche et on ne voit que sa langue dépasser. On la titille et elle rentre dans la roche, c’est rigolo. Sur la remontée, on suivra un labre un peu timide (une coquette pour être précis).

Bilan de cette première plongée : un petit régal. C’est un vrai plaisir de flotter au milieu de cette faune riche, dans cette jungle luxuriante cachée par l’apparence tranquille de la surface de la mer. J’ai même eu la chance de voir une dentelle de Neptune.

Sur le chemin de retour tout le monde fait son petit débriefing, raconte ces petits soucis de plongée. Mathieu a un peu les nerfs, sa plongée aura duré moins d’une demi-heure car Christian a trop consommé d’air. Mais ce sont des choses qui s’apprennent et je suis certain que ça ira mieux par la suite.

Après un solide repas, on repart pour Porri (poireau en Corse). C’est une arête que l’on va suivre sur les deux faces. On apercevra au bout de l’arête deux jolis petits mérous. Sur le retour, je colle mon détendeur dans les champs de posidonies (c’est une herbe sous marine, espère protégée même si elle peut paraître moche) pour tomber nez à nez avec une murène léopard. La petite curieuse nagera quelques dizaines de centimètres pour pouvoir nous observer un peu plus loin. Elle jouera quelques temps avec nous puis nous laissera au bout d’un petit temps. Les posidonies sont vraiment riches en vie, on y trouvera d’ailleurs une très jolie nacre. Sur la remontée, un cérianthe dans son autel laisse ses tentacules danser dans l’eau. A part tout ça, des petits apogons timides ainsi qu’un spirographe (pas le jouet, l’animal, suivez un peu).

La journée est finie et elle était bien dense en émotions. Le repas est agréable, tout le monde discute, vanne, prend du bon temps. Ce sont de vraies vacances. Petit détail marrant : l’espace confiné de la salle de restauration faisant résonner le bruit des gros lourds d’à côté me fait penser à un aquarium.

La suite au prochain numéro, là je pars pour Cap d’Antibes (gargl, je prends du retard). Je ferais plus tard un post avec un Best Of des photos pour vous montrer toutes ces belles choses.

Stef