Ah la plage, ses étendues de sable fin, ses bouteilles vides qui traînent, cette eau bleu turquoise, ce jet ski qui te taille ton short extra large pour t’en faire un string léopard (taches incluses). Pour l’instant, je n’ai pas été assez téméraire pour me baigner dans ces eaux troublantes mais je me suis contenté de les regarder depuis la route.

Mais ai-je donc le temps d’admirer le paysage avec tous ces chauffards qui manquent de vous rentrer dedans à chaque virage? Et bien, c’est mieux de regarder ailleurs que de fermer les yeux, au moins on garde une jolie impression du coin.

Hier en parlant de dingues, on a eu droit à tout: la voiture qui double en troisième file, l’adolescent qui traverse en traînant son bodyboard derrière lui, la pelleteuse qui dépasse du camion qui la porte et surtout: l’embouteillage de 20km (je ne suis pas marseillais mais pas loin), causés par les plagistes qui rentrent de la plage (faut suivre).

Imaginez donc une jolie route de bord de mer qui serpente dans des collines rocheuses arides. Si on baissait les vitres, on sentirait presque un air de garrigue. Quelques maisons éparses rappellent qu’il y a une civilisation présente, de même que la colonne de voiture devant vous. Mais ce  joli cadre relativise l’attente. C’est sympa, on discute, on déconne (on a d’ailleurs parlé Star Wars et Seigneur des Anneaux, sujets prêtant à de longues discussions, à ce propos, il faudrait vérifier l’hypothèse suivante: l’Empereur est-il le père d’Anakin Skywalker?) mais il commence tout de même à faire faim.

Ni une, ni deux, on prend la voie d’urgence pour ventre affamé: le bas-côté. On a dû gagné au moins une heure de bouchons, c’est ignoble mais c’est tellement plus rapide. Au final, cette voie avance pas mal, et ce malgré les quelques piétons qui avancent tout doucement et les trois biquettes qui espèrent une traversée non suicidaire (contrairement au jeune cité plus haut).

Encore, cher lecteur, si tu penses que nous sommes des barbares, dis toi qu’il y en a pas mal qui doublent par la gauche (les fous) pour faire des faces à faces avec des 38t. Les inconscients frisent les accidents et la mort les guette à chaque tournant (ta daaaammmm, moment dramatique du récit).

Enfin bref, c’est un bordel sans nom comme toujours, les policiers n’aident pas du tout. A ce propos, ce matin on a failli voir les pâquerettes à cause d’une belle traînée d’huile dans un virage. Consciencieusement, mon collègue annonce la nouvelle aux gendarmes qui nous rétorquent qu’ils vont mettre du sable ou… de l’eau (sic).

Allez allez, il ne faut pas trop prêter attention à mes propos cynique, la région est fort sympathique quand même et vaut le détour.

Cheers,

 

Stef