Bijour bijour,

Hier il a plu trois gouttes. Ça a pas mal rafraîchi l’air et surtout ça l’a nettoyé de toute la poussière. On peut à nouveau voir l’Espagne,  terre de rêve pour de nombreux marocains assez pauvres. Dans le journal ce matin, un mort est d’ailleurs recensé à Algésiras, c’est triste mais c’est courant.

Les routes sont aussi toute une histoire. Malgré quelques nids de poules et graviers qui traînent à chaque virage (et il y en a beaucoup), leur état est correct. Ce qu’on peut reprocher cependant c’est la quantité de suicidaires.

Il y a deux jours, on a traversé la route (au passage, il n’y a pas de passage piéton et les feux n’ont pas de feu piéton, rires) et à côté de nous il y avait 3 personnes. Visiblement la maman et ses deux filles gambadaient joyeusement et ont décidé de traverser la route sans regarder. Les trois avancent donc à la queue leu leu en se tenant par la main, la plus jeune au centre. La mère expérimentée traverse bille en tête. La grande sœur, moins farouche s’arrête car une voiture arrive plutôt vite. La petite sœur se fait écarteler par maman et grande sœur et se trouve nez à nez avec la voiture qui a pilé. Coup de bol pour elle.

Enfin, la vie est pleine de petites histoires comme ça, surtout pendant la demi-heure pour aller sur le chantier (qui peut se transformer en 2h à cause d’un barrage de police toujours au même endroit mais qui enquiquine toujours autant). On peut manquer d’écraser une vache zélée qui a décidée de traverser avant le reste du troupeau (exemple de darwinisme à l’état pur : la sélection naturelle !), on peut aussi croiser le piéton qui décide de ne regarder que d’un côté de la route. On manque aussi de rentrer dans la voiture qui roule à 40km/h et qui fait sans cesse des embardées.

Bon, aujourd’hui on est samedi et on bosse (cherchez l’erreur). Cependant, il faut avouer qu’il n’y a pas grand monde et que l’ambiance est plus détendue. C’est un avant goût de week-end mais on n’a tout de même pas droit de porter des shorts : j’aurai dû prévoir plus de jeans !

 

Stef

P.S.: je sens que je vais parfois être cynique ou alors j’ai vite intérêt à apprendre la patience (mais y’a comme un schisme là).