Il a commencé à pleuvoir quelques gouttes hier. Pas une pluie diluvienne de type mousson dégénéré en ouragan, plutôt de type crachin. Ces pluies sont vraiment vicieuses. Les engins de chantier travaillant aux alentours charrient de la terre et en mettent plein les routes. Au final, on doit faire nettoyer les voitures plus souvent. La chose la plus dangereuse n’est pas celle là, c’est la route en elle-même. Au bout de quelques minutes de pluie, la graisse déposée par les voitures et camions sur la route se décolle légèrement et fait une très fine pellicule très glissante. Cette pellicule aussi glissante que du savon noir va rester assez longtemps.
 
Hier soir, on est rentré à 5 bien tassés dans la voiture de Christian qui a pris soin de rouler bien doucement. Hormis quelques fous du volant allant à la limite de pousser les autres automobilistes dans le ravin pour s’insérer et éviter un choc frontal, rien de notable n’a été répertorié hier soir.
 
Ce matin par contre, alors qu’on émergeait doucement, on a vu dans le creux d’un virage 3 Méganes noires garée sur le bas-côté. Visiblement des gars du boulot, nous nous arrêtons pour voir s’il y a un problème. Apparemment, un gestionnaire de chez nous aurait fait une sortie de virage et se serait planté plus bas. Il est actuellement à l’hôpital. De prime abord, je n’ai pas vu la voiture, seuls quelques débris laissés sur son passage. Pourtant, elle était là, une dizaine de mètres en contrebas, encastrée dans le ravin le pare-brise fissuré.
 
Nos voitures noires attirant l’attention, des badauds commencent à s’agglutiner pour voir ce qu’il se passe. La curiosité malsaine de l’homme à tendance à m’énerver, surtout un chauffeur taxi qui s’est garé en débordant sur la chaussée pour aller lui aussi constater l’ampleur des dégâts.
 
J’espère qu’il va aller mieux (Inch Allah) et surtout que ça ne se reproduira plus, la saison des pluies arrive. Bizarrement, j’attends avec impatience mon départ.