Vendredi

Ca y est, je suis dans le train en partance pour Marseille. Je n’ai pas du tout l’habitude de prendre ce mode de treansport et je pense que d’un aspect extérieur, ça doit se remarquer.

Le premier détail notable est que j’arrive 1h30 à l’avance. Mais pour ma défense, il ne faut vraiment pas rater ce train, ça serait vraiment dommage d’être recalé à un exam pour une connerie comme celle-ci. Le train est tout de même un moyen de transport agréable et loin d’être stressant. Le décollage se fait en douceur, le contrôleur ne nous harcèle pas d’ordres de sécurité, les bagages sont déposés juste au bout du couloir et l’on ne se fait pas soumettre à des palpations par un garde en mal de reconnaissance. Bref, tout est plus cool et au final, ça n’est pas forcément plus long (si on optimise ses temps de trajet contrairement à moi).

Cette journée était bien étrange. D’une part, je n’arrivais pas à me mettre dans l’optique que j’étais en vacances aujourd’hui. J’errais donc à l’appartement comme une âme en peine en essayant en vain de m’imaginer ce que j’aurais pu oublier (et que de doute façon, j’ai oublié). Pour me remonter le moral, je suis donc allé manger avec des collègues au travail. Et oui, je dois être une des rares personnes à aller manger au boulot un jour de congés (je suis aussi allé à la banque et à l’URSSAF, youpi !).

Dans le train pour Paris, j’ai croisé un petit bonhomme de 3 ans qui nous racontait de bien jolies choses : où sont cachés les papas et mamans des trains, pourquoi la porte ne s’ouvre pas (il m’a accusé de l’avoir cassé), où était la voiture de sa maman, est-ce qu’elle allait la prendre juste après, est-ce qu’ils devaient s’arrêter à cet arrêt, à cet arrêt, à cet arrêt. Il était vraiment  trognon, faisait l’admiration des passagers et la fierté de sa mère. Check qu’il s’appelait.

En attendant le train, je trouve Laurent et son magnifique chapeau de paille Foster. Le mot d’ordre est donné : on est en vacances. Après une petite bière, on se dirige vers les quais car il va être l’heure de prendre le train. Voie J. Ok, ok… Mais pourquoi ils n’ont pas mis d’escalators pour cette voie là les bougres. Ah tiens, mais je ne suis pas dans ce train là mais dans le suivant une heure plus tard. Il faudra prendre l’habitude des trains. Il doit sûrement avoir des cours par correspondance pour ça.

Heureusement pour moi, Jean-Paul m’indique que Nicolas attend sur le quai le train suivant, on sera donc deux à patienter.

Arrivés à Marseille, il fait moche, les bâtiments sont plutôt sales, bref, l’ambiance n’est pas terrible mais on se retrouve tous pour partir en direction de l’hôtel après un petit rafraichissement. La bière est un peu prise en urgence car le tenancier tient à fermer ses portes. Faut pas déconner, il est tout de même 20h30 !

Jean envoyé plus tôt en éclaireur nous a donné quelques indications sommaires mais heureusement pour l’assemblée que TomTom est disponible en version Pocket PC, ça économisera du temps pour tout le monde.

La balade le soir est rafraichissante et nous nous réchauffons aux airs de musique afro et de ti-punch : les rues sont ensoleillées ce soir, joyeux hasard. La serveuse du restaurant aussi fera tout pour nous réchauffer le cœur mais personne ne réussira à avoir son numéro (mais quelqu’un a vraiment tenté ?).

Samedi

Le lendemain matin, deux taxis passent nous chercher. Le premier est une Mercedes classique mais nous sommes six plongeurs, ça va être chaud de faire tenir tous les bagages dans ce coffre. Le taxi suivant est heureusement un scénic au chauffeur plutôt enjoué, aimant se plaindre sur le prix de l’essence, des dockers foutant le bazar dans Marseille contrairement à leur grève qui n’a que peu affecté les gens. Mais il est bien gentil, s’intéressant à ce que l’on allait faire, à nos plongées, plus pour parler qu’autre chose : ça évite de mettre la radio.

Mais une fois arrivé, on ne trouve personne dans les ruelles du camp UCPA, on ne sait pas où sont nos chambres, on n’a pas de nouvelles des autres, en bref : on ne sait rien. Heureusement, on croise Christian qui nous dirige vers nos chambres (dont certaines resteront occupées par des fumeurs pendant quelques temps). La pénurie de chambres veut que l’on entasse les sacs dans la notre, ça rendra l’équipement de chacun d’autant plus sportif. Ah la chaleur humaine des fesses des autres contre les miennes, youpi !

Une fois les présentations faites et le briefing général de la semaine, il faut déjà aller se préparer pour les festivités. Les encadrant étant  sympa, il n’y aura pas de plongée dans la matinée. Super. Par contre, on enchaînera une apnée et un mannequin. L’apnée se déroule plutôt bien pour tout le monde, on est décontracté malgré l’eau très froide (je pense que j’en garderai des séquelles, heureusement que je n’ai pas de nana pour qu’elle constate les changements !). Christian au fond, condamné par sa combinaison étanche se doit d’aller vérifier au fond qu’on a bien fait nos 10m et pas moins. Daniel lui est en humide en surface et nous met joyeusement en petit rangs d’oignons nous prodiguant les derniers petits conseils. Une fois l’apnée terminée, on enchaîne directement avec le mannequin. Les nageurs s’enchaînent, certains nageant plus droit que d’autres, d’autres tenant mieux le mannequin que certains. Mais hormis l’apnée qui nous posera toujours des soucis, l’ensemble est maîtrisé dans des temps record. Ces temps étant d’ailleurs suspicieux, quelques mètres seront rajoutés la prochaine fois (ça n’aurait pas pu être nous qui étions juste super fort, c’est forcément la longueur qui est trop courte, ah les fourbes).

A la fin de ces festivités et l’heure du repas étant encore un peu loin, Gilles nous demande si ça nous brancherait un petit 800 histoire de se décrasser. Certain téméraires entraînent le groupe dans leur chute (j’en fais partie, toutes mes confuses) et nous voilà donc partie le long de la roche de Niolon à faire des allers-retours tels des chevaux dans un hippodrome. Selon certains, j’empiétais de l’autre côté mais je pense qu’ils ne savaient pas nager droit. Après tout, libre à eux de faire 1200m, j’ai donné une fois, c’est trop fatiguant.

Après le repas, on enchaîne pour notre première plongée « d’exploration ». Il faudra en profiter, ça sera notre seule plongée touristique de la semaine. Hélas pour moi ça commence déjà mal au moment de grée le bloc, je suis un des derniers et la sangle du gilet stabilisateur est trop petite pour ces blocs courts et trop grippée pour vouloir s’adapter au nouveau bloc. Bigre, que ça prend du temps à tout régler… Rajouter à cela le fait que mon cadenas fasse des sienne et ne veuille pas se fermer, j’arrive bon dernier sur le quai mais je me fais discret et essaye de passer inaperçu, je pense que ça a marche.

Je commence la plongée avec Edouard qui restera mon partenaire pendant la moitié de la semaine et avec Daniel du club. Daniel sous l’eau est vraiment fendard. Il fait l’étonné à chaque situation, veut toucher à tout, on aurait vraiment l’impression d’avoir un N1 très curieux sous les palmes. Je dois d’ailleurs à plusieurs reprises le réprimander car il veut tripoter tout ce qui bouge, notamment ce petit Doris tout jaune et bleu qui volète entre les eaux d’un coup de main. Plus sournoisement, c’est Edouard qui décide de partir vers le fond, ah la canaille, il est de mèche !

Mais il est temps de rentrer au bercail, non pas parce que l’heure tourne mais surtout parce que je me pèle sérieusement les miches, je commence à avoir des signes extérieurs de frissons d’ailleurs. Je donne donc l’indication de monter mais je me dirige vers une patate qui a l’air bien sympa sur laquelle on pourrait remonter pépère. Erreur, il valait mieux remonter directement.

Au palier, Daniel tarde à remonter et je tarderai à l’assister. Il faudra mieux faire la prochaine fois. Cette plongée n’était pas exceptionnelle mais quand même sympathique, on a tous pris nos marques, vérifié les lestages et tout le Chianti. Enfin, elle aurait été vraiment exceptionnelle si comme Daniel et Edouard j’avais vu le poisson lune. Rha, je m’en veux encore. A quelque moment entre la sortie de l’eau et l’arrivée sur le quai, j’ai perdu mon tuba quelque part. C’est super chiant car j’ai fais tout mon entraînement avec ce tuba et je me suis en quelque sorte étalonné sur lui, et puis il reste encore une semaine de plongée, c’est un peu tendu. Heureusement qu’Edouard en a un en double, merci.

Allez, maintenant on a quartier libre et on en profitera pour… aller se coucher super tôt. Bah oui, le voyage était super crevant et tout et tout.

Dimanche

Le lendemain, on attaque directement par un mannequin mais on enchaînera par un capelé puis une 40, il nous faut donc déjà descendre tout le matériel. Je descends donc tout et commence à gréer mon bloc sur le quai. Au moment d’ouvrir le robinet sur l’octopus, je l’entends fuir. Je vérifie le joint : non, il fuit bien. Ok, je remonte mon bloc pour le changer. Une fois revenu en bas avec un bloc tout beau tout neuf en état de marche, je branche mon détendeur principale sans problème et au moment de mettre en place l’octopus, je remarque qu’il manque le joint… MEEEERRDEEEEE !!!

Bon, ok, je remonte une nouvelle fois. Ok, c’est tout  bon maintenant, j’ai tout mon matos : j’ai bien remis les tables bio dans la stab et dans l’autre poche, j’ai bien mon parachute… Ah non MEEEEEEEEEERDE, je l’ai oublié en haut : course pour remonter le chercher mais là je ne passe pas inaperçu car les clefs de la chambres sont dans le casier de Laurent, crotte.

Le mannequin est de suite beaucoup plus difficile avec une dizaine de mètres en plus. L’apnée me tire énormément (les sécus surface juste avant et les course pour récupérer le matos n’ont pas dû aider je pense). Alors qu’on discute, tout le monde me demande sans arrêt à quoi servent des plombs de pied au bras. Je ne sais toujours pas trop mais je suis intimement convaincu qu’ils ont une utilité peut-être même uniquement psychologique.

Pour le capelé, on part dans l’idée de le faire grouper et on part tous bille en tête depuis le bateau en direction du quai. Au fur et à mesure de la distance écoulée, on se sépare les uns des autres et Angélina abandonnera : on ne l’aura pas assez supportée ! Pour couronner le tout, aucun de nous ne finira le capelé dans les temps et personne n’est vraiment capable de gagner autant de temps (entre une et deux minutes). Pas trop glorieux tout ça.

Pour la 40, ça se passe bien, je fais ma remontée en mode escargot maintenant, au moins je ne risque pas l’élimination. Je fais même un chifoumi à Philippe, notre encadrant pour la journée. Je ne sais pas trop pourquoi mais les gens croient que je leur demande leur palier, il faudrait un signe clair pour lancer un chifoumi !

Pour l’après-midi, on est parti pour une remontée sans embout ainsi qu’une démonstration technique avec handicap. Christian en profite d’ailleurs que ça n’est pas les moniteurs qui sont handicapés mais juste le fait qu’aucune stab ne marche (comme par hasard, je pense qu’ils le font exprès). La bouée est donc mise sur un fond de 20m tapissés de posidonies (sauf où l’on fait notre départ, on est très respectueux des fonds, Philippe nous le fait d’ailleurs remarquer, c’est bien).

La RSE est toujours une épreuve qui demande beaucoup d’un point de vue mental. Il faut arriver à tenir une apnée pendant plus de 45s, et ça n’est pas facile ! Ok les poumons se remplissent pendant la remontée alors qu’on expire de l’air en continu mais rien à faire, la tête se dit qu’il y a un truc qui cloche. Et comme dans ma tête il y a toujours un petit truc qui cloche, je fais la remontée en 28s, faudra voir à faire ça moins vite.

Pour la DTH par contre, je me sens plus à l’aise car même si ça n’est pas une épreuve de force, la force peut aider et maintenant je commence à avoir des gambinettes qui poussent bien dans l’eau.

Je remonte donc Philippe quasiment comme une balle et comme il est légèrement trop léger, la remontée dans les cinq derniers mètres se fait toute seule.

Au retour, ça sera au tour de Jean de perdre son tuba. Il est lui aussi dégoûté pour les mêmes raisons que les miennes. Un peu de charme auprès d’Isabelle et elle lui prêtera un autre tuba pour le reste du séjour. Par contre, le message est clair, il ne faut surtout pas lui perdre sinon toutoune. Pour lui remonter le moral, je lui fais un jeu de mot vaseux impliquant le mot tuba. Je ne m’en rappelle plus maintenant tellement il devait être nul mais ça a fait sourire les gens =).

En soirée, les encadrant nous ont préparé un petit cours de matelotage. A chaque nœud une utilisation et c’est donc dans cette optique là qu’on doit les apprendre. Sous le regarda attentif de nos moniteurs, nous devons en montrer quelques uns et expliquer à quoi ils servent. Nœud de chaise, nœud plat, nœud d’écoute, nœud de cabestan, j’en passe et des meilleurs : tout le monde y passe.

Certains nœuds sont même expliqués avec des méthodes de mise en situation plus simple, plus pratique. Enfin, quelques nouveaux nœuds nous sont montrés donc un nœud glissant par Pierre qui sert à attacher une ligne de vie à un mouillage (qui accessoirement pourrait nous servir à faire de l’escalade, il est bien pratique ce p’tit nœud là), et un nœud pour tenir des bouteilles au frais (copyright de Daniel) bien trop complexe pour nous, il faut plusieurs années de pratiques afin d’arriver à le maîtriser mais pour sûr qu’il nous sera utile un jour ou l’autre.

En soirée, tout le monde se retrouve en terrasse pour prendre une petite bière et apprécier le début de soirée dans l’air chaud de Marseille.

Lundi

Et c’est reparti pour une nouvelle journée et on commence désormais à rentrer dans une routine bien rodée. Pour le mannequin du matin, certains stagiaires s’occupent de descendre mannequin, oxygène et BAVU, d’autres aident à l’amarrage des bateaux qui accostent.

L’épreuve du mannequin est un peu différente, on doit tous utiliser désormais le même mannequin orange aux yeux exorbités qui à tendance à flotter des fesses (et donc par voie de conséquence à se retrouver le pif dans l’eau). Bizarrement aussi, l’apnée est un peu plus dure à tenir voir même carrément limite. Bon, c’est moi qui suis allé poser la bouée à l’autre bout et elle est un poil plus près mais quand même. Par contre, le courant l’a décalé légèrement et du coup, les personnes l’ayant prise comme amer se trouvent au milieu du port.

Pour la 40, rien de particulier à part qu’on a gardé nos blocs pour être prêts à être directement dans l’eau.

Jean-Paul commence à avoir les sinus un peu irrités, ce qui lui pose des problèmes notamment pour la descente dans le bleu. Hormis cela, ça se passe correctement pour la plupart des gens et les briefings sont des peaufinages sur les techniques. Quelques points restent cependant à revoir. Par exemple, lors de ma remontée, j’ai été trompé par des particules qui descendaient beaucoup trop rapidement. J’ai donc eu une impression de remontée rapide et j’ai donc un peu trop purgée la stab de Béate, notre monitrice pour la journée (Edouard attendant patiemment en surface sous une
houle légère, super). Arrêt à 30m mais reprise de la remontée. Un peu plus tard, j’essaye de ne pas me faire avoir par l’inertie dans la zone des 10m et ainsi, je purge un peu fort vers 8-10m pour m’arrêter pépère à 5m mais hélas, on vient s’arrêter à 7m ! Un peu trop efficace la purge là. Qu’à cela ne tienne, je remets un peu d’air dans son gilet et en avant Guingamp. Mais ne voilà pas qu’on part droit vers la surface… Purge des deux stabs, on vide les poumons… 4m… 3m… 2m…Ouf, on s’arrête puis on va redescendre vers les 5m. Chaud chaud chaud mais j’ai tenu le palier, yes !

A la fin du repas, on va prendre le café et le soleil en terrasse. Les nuages menaçant sur Marseille ne nous affectent pas trop si ça n’est quelques éclaireurs qui viennent déjà nous narguer et même nous cracher quelques gouttes. Il est tout de même étrange d’être au soleil et d’avoir de la pluie en même temps mais les fines gouttelettes viennent s’évaporer rapidement au contact de la peau.

Dans l’après-midi, alors qu’on se dirige vers le quai, on aperçoit sur les hauteurs de Marseille un ciel noirâtre et des éclairs s’enchainant : ça sent le moisi. Un bateau est arrêté au large, il se fait peu à peu engloutir par la pluie frappant violemment la mer. Les gouttes rebondissant sur l’eau font au loin une pellicule blanche qui se rapproche doucement vers  nous, le vent étant désormais dans notre direction. Tout le monde met sa cagoule et l’ordre est donné de ne pas sortir les bateaux et de ne pas se mettre à l’eau. On attend donc que le grain passe en regardant les gouttes tomber, les éclairs frapper les montagnes à proximité ou les pompiers de Toulouse se courir après. Une fois le grain passé, on rempile avec une 30m classique uniquement au gilet. Pif paf pouf, je lance la remontée, je purge Béate, moi, Béate, moi, ça va ? Ouais ! Ok. Plus d’air ? Tiens voilà mon octopus (un peu emberlificoté dans mes affaires mais rien de bien grave : cette fois je l’ai trouvé du premier coup). Pif, paf, pouf nous revoilà déjà en haut.

Après cette après-midi éclair, les premiers réconforts nous attendent. Loin des masseuses orientales, quelques heures dans un bar entre potes feront l’affaire. Les stagiaires se retrouvent donc tous en dehors du centre UCPA dans un petit bar au grand écran télé. Certains choisissent l’option foot, d’autre l’option terrasse et Laurent fournit les Doritos et Monster Munch (c’est TERRIBLE ça). Le match France-Roumanie est cependant très pauvre et décevant, heureusement qu’en soirée il y aura quelques actions hollandaises assez sympathiques pour rendre ce sport un minimum palpitant.

Mais en soirée, l’attraction est la super soirée organisée par l’UCPA. Hélas, un banc de string-fish n’étant toujours pas arrivés à maturité vient d’être repéré dans les prémices. J’entends l’une d’elle dire à ses copines pour les épater « ouais mais ils passent de la musique de vieux ». Ok mais ce sont les Red Hot qu’ils passent… Vie de merde =)

Mardi

Mardi matin, le rythme est déjà au top dans notre organisation. Heureusement pour nous, nous commençons déjà une demi-heure plus tard que d’habitude et le rendez-vous au quai n’est qu’à 9h sur le quai. En entrée, une apnée pépère. Pierre nous prodigue les derniers conseils et il enchaînera la sécurité avec Vanessa, prépa MF1 nouvellement arrivée sur le centre pour assister les encadrant.

Les apnées préparatoires se passent bien sauf la dernière où mon oreille ne passe pas au bout de 3m : MEEEERRRDEEEE. Je me mouche donc comme un âne en surface, met de l’eau dans le nez et me prépare car il faut y aller. A la descente, je fais continument mon Vasalva et au bout de quelques secondes, j’aperçois Isabelle qui nous attend au fond près d’une grosse ancre. Ok, retour en surface doucement : ouf c’est passé. Au retour, on s’amuse avec le mannequin en surface pour voir les positions et faire que ce petit boulet sans arrêt au fond et qui ne sait toujours pas nager (faut dire que sans jambes et sans bras, ça n’aide pas) n’ai pas les narines dans l’eau. Gilles se décide à nous montrer le geste précis à exécuter quand Philippe le pousse au fond. Gilles entraînera dans sa chute Philippe et sa semi-étanche. Le plus cocasse dans cet affaire est le retour à la nage de Philippe où la combi lui descendait sur les jambes.

On monte nos blocs à bord et on se prépare : un 800m nous attend (avec comme récompense, le banc de string-fish qui nous attend sur le quai. Au bilan, on a pété les scores (mais pas un numéro de téléphone, on est minable, ceci dit, leur parents ne leur ont peut-être pas encore payé de téléphone).

Ce matin par contre, petit changement de palanquée pour moi, je troque Edouard contre Philippe et ça sera Christian qu’il faudra assister. A peine au fond, il commence à montrer des problèmes pour attacher une sangle. Je le remonte un peu mais dérape tout de même de quelques mètres vu que je m’y prenais comme un manche et que je n’y arrivais pas. Est-ce la narcose ? Qui sait ! Mais à part ça, la remontée est correcte avec un joli profil linéaire sur l’ordi de Christian.

Dans l’après-midi, après un petit bilan de Gilles sur le stage, nous avons quartier libre. Certains décident d’aller se faire une balade, d’autre d’aller sur Marseille. Nicolas, Jean et Jean-Jacques iront se balader dans les calanques, Laurent regardera un film, Jean-Paul ira chez le médecin pour ses sinus et reviendra avec 2 otites et pleins de médicaments à prendre, Angelina ira acheter du bout (dont un p’tit bout pour moi, merci) et deux plombs (un parce qu’elle en avait besoin et un autre parce qu’elle avait perdu le premier) et Arnaud l’accompagnera. Philippe, Carlos, Edouard et moi-même iront finalement sur les hauteurs de Niolon à l’exploration des forts avoisinants. Ils sont encore en relativement bon état et les bandes de jeunes en soif de sensation fortes ne les ont toujours pas démolis mais les utilisent apparemment comme stand de tir comme en attestent les balles que j’ai trouvé au passage d’entrée. Ces forts sont
impressionnants et ont une vue imprenable sur la rade de Marseille. Les lieux sont toujours emprunts de l’ambiance qu’il y avait à l’époque. On peut s’imaginer les défenseurs courir dans les petites coursives en direction du canon pour aller tirer sur un destroyer à l’approche. Depuis les hauteurs et par un temps aussi clair, on a une très bonne vue sur les îles du Frioul et même sur le Planier, on verra même d’ailleurs nos chers moniteurs rentrer de leur plongée sur le Planier.

Mercredi

Un programme de la journée tout à fait classique pour cette reprise après une demi-journée de repos : mannequin et 40 le matin puis RSE et DTH l’après-midi. Dans l’ensemble, tout s’est bien déroulé. Une descente toujours rapide et une remontée saccadée mais correcte.

Pour la RSE, Isabelle me laisse bien le temps de prendre ma respiration. Après un départ mollasson, je me rends vite compte que je n’avance pas assez vite. Le hic dans ce cas là est que si l’on palme, on génère du C02 qui va être gênant par la suite. Mais bon, en même temps on n’a pas trop d’autre solution si ce n’est de bloquer temporairement sa respiration pour que les volumes augmentent avec la remontée (et dans ce cas là, on risque l’accident).

La DTH est maintenant un exercice « finger in the nose ». Enfin, avant de me la péter, je devrais tout de même affiner la fin. Une fois arrivé à 5m, j’ai mis Isabelle sur le dos pour ralentir la remontée mais j’ai oublié de la remettre verticale. Donc on a fait surface comme ça et ça n’est pas très confortable si j’en crois le débriefing qu’elle m’a fait.

Nicolas avec qui je suis pour la journée a aussi réussi ses exos, voilà une journée efficace au moins. (bon, le résumé est court parce que j’avais oublié de le faire et que ça fait déjà 4 jours :p).

Jeudi

Allez, ce matin, c’est le dernier mannequin avant le vrai à tracter pour l’examen. Nicolas réalise encore un parfait et
quelques personnes s’approchent de la perfection. Dans quelques semaines, tout le monde sera présentable pour l’examen ;) Les temps sont largement corrects. De mon côté, afin d’assurer mon apnée, je me fais une petite récupération en surface. C’est noté par les moniteurs mais ne m’a pas été reproché, pourquoi ne pas en profiter. En même temps, je suis un peu confus. Dans la réalité, on plongerait de suite, on tiendrait sûrement moins de 20s mais on enchaînerait des apnées. Ceci dit, il est interdit de faire des apnées seul… Y’a un hic.

Jean-Paul est au taquet et en redemande, il commence à avoir une pêche d’enfer en cette fin de stage. Les remontées de 40 se passent bien dans l’ensemble. Visiblement, les conseils donnés par les moniteurs restent de l’ordre du peaufinage.

Les stagiaires attendent le bateau au soleil. Laurent entame une session de rafraichissement en plongeant dans l’eau  en faisant un saut périlleux. Il est vite rejoint par du monde. Lors de petite apnées, je trouve un truc noir au liseré orangé. Angélina me dit que c’est une éponge mais j’ai des doutes, ça doit être plutôt une limace. Je demande à Pierre de venir voir et il me confirme que ce sont bien deux gros lièvres de mer au toucher tout velouté.

La remontée se passe sans problème, peut-être un poil trop rapide. Cependant, une fois rentrés, mon ordinateur indique une remontée rapide. Du coup, j’ai droit à une désaturation qui va durer 24h, c’est juste dommage que les examens commencent le lendemain.

A l’apéro, les palanquées et les moniteurs ne font qu’un. L’ambiance est très bonne mais l’annonce des palanquées pour les examens qui commencent le lendemain laisse un froid : on avait oublié ce petit détail.

Au repas, je n’ai pas faim. Je ne pense pas que ça soit une ADD ou que j’ai trop mangé de cacahuètes, je pense juste que je commence à sérieusement stresser.  Pour me relaxer, je tente d’aller me coucher assez tôt (vers 21h30). Hélas pour moi, la bande de string-fish a décidé de faire un loup garou assez bruyant ! Ca ne s’arrêtera que vers 23h, ouin.

Vendredi

On y est enfin, et pour notre plus grand bonheur, c’est un vendredi 13. Au moins, en cas d’échec, on aura une excuse bidon pour les potes. Le programme de la journée est assez chargé. Le nombre de professeurs réduits obligera à une scission des groupes, certains auront la matinée de libre mais la journée de samedi sera chargée en contrepartie.

Pour le mannequin, on aura droit à quelques petits changements par rapports aux entraînements qu’on avait pu avoir jusqu’alors : moniteur dans l’eau en sécu, bouée à 50m effectivement et surtout : on n’a pas le droit de s’approcher des moniteurs pour  aller vérifier nos temps ou nos apnées. Bref, l’ambiance a étrangement changée du tout au tout en l’espace de quelques heures. On espère juste que ça redeviendra normal samedi soir. La concentration de chaque élève est au top et chacun gère son stress comme il peu. De mon côté, c’est isolement et quelques vannes de temps à
autre sans essayer de déconcentrer les autres.

Pour mon mannequin, rien de significatif, j’ai juste essayé cette fois ci de ne pas l’avoir en travers mais bien parallèle à moi. Le seul hic est qu’il a peut-être pris l’eau : MEEEERDE !

Une fois le mannequin passé, on passe vite à autre chose : le capelé. Ca reste dans le domaine du physique mais en version super intense. Ca se passe assez bien et je n’ai aucune connaissance de  mon temps final. Par contre, à l’entrée de la rade de Niolon, j’ai allongé le palmage et fais des mouvements de brasse pour dépasser Laurent. Petit exploit personnel, je suis arrivé second.

Allez, c’est fini et il faut encore passer à autre chose : la 40. Là encore, rien de particulier, j’ai l’impression d’avoir fait une descente correcte bien lente et rectiligne. Arrivé à 40, je me stabilise, je prends mon temps et j’effectue mon vidage de masque avec une profondeur initiale et finale quasiment identique (entre les deux, je n’ai aucune idée des variations que j’ai pu faire, la faute aux lentilles et aux yeux fermés sous l’eau). Et c’est partie pour la partie de réaction et interventions aux signes. Je demande à Philippe de remonter légèrement vu qu’il dérape un peu vers les 40m. Par contre, au bout de quelques mètres, il est totalement statique. 1 ok, 2 ok sans réponses. Ok, narcosé : remontééééeeeee. Je booste pas mal sur les premiers mètres avec un bon gros palmage des familles. Puis vers 30m, je ralentis pour avoir une vitesse de remontée dans les petites bulles. Les particules aussi aident bien mais il faut savoir les voir au loin. Quelques vérifications sur Philippe pour voir s’il va bien, tout roule. J’ai le sentiment que tout se passe bien quand Philippe rompt la palanquée dans la zone des 10m. On fait nos paliers pépère Philippe, Daniel et moi puis retour bateau. Là, il est amusant de voir nos moniteurs s’isoler pour débriefer sans nous. Ca rend l’ambiance très tendue.

Allez, il faut désormais penser aux épreuves de l’après-midi : RSE et DTH. Pour la RSE, je suis seul avec Gilles. On descend doucement car il a eu des soucis d’oreilles plus tôt dans la journée. Une fois au fond, on vérifie que ma stab est bien vide et rapidement, il me donne l’indication du départ. Une bonne goulée d’inspiration, un appui fixe sur le sol et c’est parti. Les bulles sortent seules de mes poumons de façon continue. Je regarde de temps à autres mon ordinateur pour avoir une idée de la profondeur. Arrivé à 5m, Gilles me demande de remettre le détendeur en bouche et de remonter en surface après un tour d’horizon. Ok, RSE en 1 minute à peu près, bien.

Pour la DTH, je suis toujours avec Gilles mais Vanessa viens se joindre à la petite fête. On descend, on vérifie que les stabs sont bien vides et Gilles me nomme guide de palanquée. Je prends la direction du bateau pour gagner un peu de distance mais Gilles me fait rapidement un signe de regarder devant moi. Effectivement, il y a là la chaine de l’ancre… Aïe, une boulette, heureusement pour moi que ça n’est pas le but de l’exercice. Quelques mètres plus loin, il tombe enfin en syncope. Je me rue sur lui comme la misère sur le monde et le redresse. Mise en place du détendeur par le côté en faisant fuser, stabilisation sur le sol, je commence ensuite à me caler sur sa respiration. Une inspiration, deux, et c’est parti. On pousse énergiquement puis je commence à palmer. Le palmage ample laisse place à un palmage plus calme et coulé pour atteindre une vitesse de remontée plus acceptable, à un tel point que j’ai failli m’arrêter. La remontée se fait de manière correct si ce n’est que je tape régulièrement dans les jambes de Gilles. Petit arrêt à 5m, tour d’horizon et remontée douce en surface. Après le signe de détresse, je commence le tractage en surface jusqu’au bateau puis une fois arrivé à destination : mise en sécurité en gonflant son gilet.

C’est fini pour les exercices, je vais donc faire mes paliers de sécurité à 10m avec Arnaud et Nicolas. Peu à peu, les autres élèves viennent se joindre au pendeur et peu à peu, nous prenons la forme d’une grappe de raisin.

Mais la journée est déjà terminé, le soir tombe sur une journée riche aux sons de musiques « danse ». Philippe nous fait remarquer que c’est notre dernier jour pour chopper : UCPA= Union des Célibataires Privés d’Amour (ou Un Coup Par An, au choix ;) ).

Samedi

Ca y est, on commence notre dernière journée d’examen. Bizarrement, le stress est un peu retombé et les stagiaires sont déjà plus souriants. Les moniteurs eux par contre ne laissent toujours rien transparaître mais commencent à être plus souriants aussi. Est-ce dû au fait que la fin du stage approche ou est-ce dû au fait que nous ayons réussi dans l’ensemble. Je ne sais toujours pas et on saura ça plus tard dans la soirée lors du super barbecue apéritif dinatoire alcoolisé.

Enfin bon, c’est pas tout ça mais il faut tout de même se concentrer sur notre petite activité matinale : le 800m PMT. Ca c’est une épreuve qui roxe. Un peu moins éprouvante physiquement que le capelé, on en ressort avec une combinaison bouillante et le corps continue à chauffer pendant une heure après l’exercice.

Aujourd’hui, la mer est belle mais il y a un peu de houle. Le Mistral souffle toujours du Nord (on  ne va pas le changer le petit) mais les rafales se sont calmées par rapport à la veille.

On se place tous en rangées prêts à bondir dans l’eau au signal de départ. L’eau est toujours aussi froide hélas mais on réchauffera la combinaison dans quelques instants. Pierre nous fait un signe ok et nous donne le signal de départ. Tout le monde part un peu  comme une balle et on constate au bout de quelques minutes qu’il y a un petit courant de face assez néfaste. Qui plus est, la houle est un poil gênante pour prendre ses amers car elle cache le quai. Je commence à vite fatiguer ayant fait un peu trop d’effort sur le début, je décide donc de ralentir pour mieux gérer et pouvoir arriver jusqu’à la fin de l’épreuve en un seul morceau. L’épreuve se passe dans l’effort, crachant de temps à autre l’eau rentrée dans le tuba, bouchant parfois son extrémité pour faciliter la purge. Le quai se rapproche à une lenteur exaspérante mais peu à peu, on commence à en voir le bout. J’arrive 4ème ou 5ème, à vrai dire je ne sais pas trop et je m’en moque.
Après une récupération dans l’eau, nous sortons. Dans l’ensemble, les stagiaires sont arrivés groupés sur cette épreuve. Seul Jean-Jacques sera un petit peu derrière mais il sera encouragé sur son arrivé par tout le monde. Ca doit bien lui faire plaisir.

Le reste de la matinée est du pur repos pour Jean-Paul, Carlos et moi. En effet, Angélina, Arnaud et Nicolas nous remplacent ce matin pour faire leur 40.

Allez, plus que deux épreuves et s’en est fini. Pour l’apnée, ça va : tout le monde l’a bien géré au courant de la semaine donc ça ne devrait pas poser de problèmes. Le seul hic avec cette épreuve est que si les sinus ou les oreilles ne passent pas à la descente et bien c’est cuit. Donc rien n’est jamais vraiment gagné tout cuit dans le bec pour le N4. Heureusement, l’épreuve se passe bien pour tout le monde. Une bonne goulée d’air et on descend les uns après les autres dans l’eau chargée de particules. Arrivés à la fin du bout, on essaye de deviner les bulles qui trahiraient la présence de Béate. Elle attend un peu plus loin sur le sable pour épargner les posidonies, c’est sympa. Certains oublieront de donner leur numéro, ils seront punis par un temps d’apnée plus long.

Pour certains, s’en est terminé là et ils peuvent déjà commencer à ranger leur matériel. Pour d’autres, il reste la 30. Sentant la fin du stage approcher, je n’arrive pas à me concentrer pour cette descente, j’ai hâte que ça se termine et ça se ressentira nettement sur la remontée qui sera la pire que j’ai faite depuis le début de la semaine. Je pense que l’erreur vient du fait que je n’ai pas du tout utilisé mes palmes pour le démarrage. Du coup, j’ai gonflé le gilet d’Isabelle et quand on a commencé à bien remonter, je ne l’ai pas assez purgé. J’ai corrigé ça au fur et à mesure de la remontée mais dans l’ensemble, c’était bien trop rapide. Arrivés dans la zone des 8-10m, j’ai même tout purgé pour qu’on s’arrête à 5m pile poil et voilà qu’Isabelle se retrouve sur le dos. Je la redresse, elle tourne encore. J’ai beau essayer de la faire tenir droite par tous les moyens, rien n’y fait. Ca sera donc un retour en surface horizontal.

Donc pour ma part, j’avais l’impression que les épreuves s’étaient relativement bien passées mais cette remontée totalement foireuse a remis un peu de piquant en semant le doute.

L’attente des résultats est incroyablement longue. Certains sont partis boire un coup au bar pour tuer le temps alors que d’autres patientent en terrasse en regardant déjà les premières photos du stage et en se remémorant le pré-stage (toujours grâce à des photos). Premier objectif : attendre 18h30 pour pouvoir rendre le matériel et pouvoir installer le barbecue en haut du fort.

Je zappe le temps d’attente qui était cruellement long mais nous voilà donc plus ou moins tous en haut quand Jean-Jacques nous fait remarquer qu’on a piqué sa combinaison. Ca c’est pas cool et du coup, tout le monde se rue sur son matos qu’il avait laissé à sécher dehors.

Après ce petit interlude, les stagiaires font face aux moniteurs pour l’annonce des résultats et Jean-Pierre s’improvise photographe de l’évènement. Gilles commence par un discours sur la prise de responsabilité et dit plusieurs rappels… Les résultats crénom de nom ! Mais il a fait court tout de même et laisse la parole à Christian : le major de promo est Arnaud (pour qui le tube de Bourdon n’a plus de secret) et tout le monde a réussi la pratique. Seul Carlos devra revoir un poil la théorie mais plusieurs personnes se sont proposées de l’aider suivant chaque « domaine de compétence ».

Alors que l’apéro devrait commencer, tout le monde sur rue vers les moniteurs pour valider les plongées ou les passeports. Il y a des traditions qui se perdent car le rhum n’attend pas.

Ensuite, tout va en crescendo et au fur et à mesure que la soirée avance, mes souvenirs s’amenuisent. Au début, je sais que j’ai appelé quelques personnes pour annoncer la bonne nouvelle.

Ensuite, il y avait des côtelettes et des wings de poulet tout en discutant avec pas mal de monde. J’ai pas mal couru à droite et à gauche mais je ne me rappelle plus pourquoi. Ca ne devait pas vraiment être important de toute façon. La soirée avançant, Jean se trouve mal. Il ne tient plus l’alcool le petit. Autre drame de l’alcool : Jean-Paul est allé s’enfiler sont shorty et va se prendre un petit bain dans le port.

Pour la suite, je me rappelle vaguement avoir remonté quelques poubelles mais je n’ai pas du tout gérer le rangement, j’étais déjà cuit (les ravages de l’alcool sur la jeunesse ma p’tite dame).

Tellement cuit que je me suis contenté de suivre la troupe qui allait au bar boire quelques bières. Tout ce dont je me souviens ce sont les petits rigolos qui s’amusaient à me taper sur la bouteille pour la faire mousser, c’est puéril comme jeu. Faudra que je le fasse plus souvent ;)

Le retour au lit est très zigzagant mais dans un soubresaut de lucidité, j’ai pensé à mettre mon réveil pour ne pas rater le train le lendemain.

Dimanche

Le réveil est lourd mais il faut déjà terminer d’empaqueter ses bagages pour aller prendre le train. On devra même zapper le petit déjeuner. Heureusement pour nous, la gare de Niolon est assez proche et on n’a qu’une micro-montée pas trop fatigante qui nous tend les bras. La gare est très sommaire puisqu’elle est fermée, c’est dommage, elle avait du charme et faisait surtout un bon amer. Bref, on ne peut pas acheter nos billets ici et il faudra aller voir le contrôleur. Si tant est qu’on puisse le voir un jour. En effet, Jean-Jacques remarque sur un affichage que le train qu’on avait prévu de prendre est annulé pour cause de grèves. MEEEEEEEEEEEEEERRRRDEEEEUUUUHHHH. Bon, nous voilà donc parti pour prendre un taxi pour Marseille et se fendre à nouveau de 50€ par voiture.

Allez, on se quitte sur un dernier petit Mc Do englouti dans les coursives du train et, la pression retombée, je terminerai le trajet écroulé dans mon fauteuil sans même avoir le courage de pouvoir regarder un film (pourtant, j’avais amené du lourd : American History X, Donnie Darko, American Beauty, Abyss et Constantine).

Grâce à Jean-Jacques je serai à la maison plus tôt et en plus, on pourra constater une très belle démonstration des forces de police. Ceux-ci ont en effet bloqué tout le périphérique extérieur entre la porte d’Italie et la porte d’Auteuil, on ne sait toujours pas pourquoi, peut-être un film. Cela a au passage créé d’énormes bouchons dans lesquels était bloquée la femme de Jean-Paul.

Bilan

Voilà,  c’est fini, je poste ce message tel quel sans aucune relecture parce qu’il est bien long. Je vous remercie de l’avoir lu jusqu’au bout et je vous offrirais un Kinder en remerciement. Ah, et désolé que ce texte soit un peu trop centré sur moi-même mais il montrait un peu ce que j’ai vécu pendant le stage, mes ressentis,  ce que j’ai pu voir et j’ai essayé au passage de parler un peu de mes collègues sans lesquels ce stage n’aurait pas été aussi fun. Merci donc à tous les stagiaires (Philippe, Edouard, Jean, Carlos, Nicolas, Angelina, Arnaud, Laurent, Jean-Jacques, Jean-Paul) ainsi qu’à tous les encadrant (Béate, Isabelle, Vanessa, Christian, Daniel, Gilles, Philippe, Pierre) c’était top moumoute. Puis on ne remercie jamais assez nos moniteurs qu’on a fait souffrir (heureusement, pas un seul ADD déclaré).

Une semaine mémorable en tout cas. Eprouvante physiquement et moralement mais on a pu apprendre énormément. Ca ne serait pas si rude, je la referais bien tien cette petite semaine qui m’a sembler durer un mois. Le seul regret que j’ai est de ne pas pouvoir être présent pour la remise des diplômes, je suis sûr qu’on serait allé boire un coup pour fêter un évènement que je n’ai toujours pas réalisé.