Ca y est, je me suis lancé. J’ai décidé de casser ma cloison. Bon, je pense que je manque d’organisation en bricolage car il m’a fallu deux bonnes semaines pour mettre au point ma stratégie. Au début, je voulais y aller à la scie sauteuse mais forcément, la longueur de la scie n’est pas suffisante. Hésitant à savoir s’il existe des lames plus longues ou bien s’il faudrait carrément acheter une scie circulaire, je cours à Bricorama pour voir s’ils ont des idées sur le sujet. D’un air dépité, le gentil vendeur me fait aimablement remarqué que ma cloison volerait très bien à coups de masse. Je lui explique que je veux faire un travail propre et surtout que ça n’est que des carreaux de plâtres. Et là, encore plus blasé, il m’annonce qu’il me suffit d’une bonne scie à matériaux.

Bon, j’me sens un poil con. Mais il est déjà samedi après-midi et j’ai passé la matinée à tergiverser. Maintenant, il faut passer aux choses sérieuses. Je protège donc l’autre côté contre les projections, je fais ensuite des sondages pour voir s’il n’y a pas quelques réseaux qui traîneraient dans le coin.

Heureusement pour moi, tout va bien. Je fais donc quelques percées pour pouvoir passer la scie.

L’amérique du sud

Je peux scier horizontalement en haut sur toute la longueur. Par contre, je ne peux pas le faire en base et ce à cause de liaisons entre les carreaux de plâtre en béton maigre. Bref, il va falloir être sioux. Je commence donc par la porte sur toute sa largeur. Pré découpage puis on pousse doucement. J’ai tout essayé : passer une sangle derrière, porter le panneau. Rien à faire, il est trop lourd. La solution est donc de le faire délicatement poser sur un lit de coussin et de vieux vêtements.

Ca fait boum, je me fais un poil peur (c’est lourd quand même), mais le trou est fait. C’est la première percée.

Première grosse ouverture

Je continue avec la partie basse de la porte, la libérant ainsi dans son intégralité.

La porte est ouverte

La suite se fait quasiment de façon routinière : découpe en haut, séparation de la jointure entre panneaux, découpe en bas, séparation d’un panneau et puis on répète la manœuvre.






 

En fin de journée, Nico passe me filer un coup de main qui est fort bienvenue car les muscles commencent à fatiguer. Il m’aide surtout pour la partie la plus chiante : le nettoyage. Malgré les maigres protections que j’ai mise, beaucoup de plâtre est tombé de chaque côté des parois. L’aspirateur en fera s’envoler un peu plus. Snif.

Nico dans la poussière

Enfin, Nico a la bonne idée d’apporter les déchets à la décharge municipale. L’idée est purement géniale car la décharge est fermée à partir du 25/11 et nous sommes le 24/11 au moment des faits.

Nous nous ruons donc vers la décharge qui ferme ses portes lorsqu’on arrive. Heureusement pour nous, les braves gens à l’entrée nous laisserons jeter mes gravats. Génial.

Pour se reposer de la journée, je cuisine un bon petit magret de canard aux cèpes en regardant quelques épisodes de « The Big Bang Theory » (série génial dont je suis devenu un fan absolu).

Nico veut repartir mais sa voiture est bloquée par une borne qui se lève après 21h. Heureusement pour lui, la police lui ouvrira l’accès. Décidément, on a eu pas mal de bol aujourd’hui.

Et voilà l’travail

 

Stef