Tanguy, mon ami belge qui a accompagné mes repas du soir et mes petits déjeuners au Ramada est parti ce matin même en direction de Bruxelles (avec passage à Casablanca néanmoins). Hier, nous avons donc décidé d’aller manger à la Tangerina. Vous savez, la super maison d’hôte dans laquelle on avait fait un hammam. Bon, cette fois ci on leur a commandé un petit repas typiquement marocain et comme ils sont vraiment agréables et accueillants, ils ont accepté.

Nous partons donc du chantier dans une voiture sale et au klaxon asthmatique (ici, le klaxon c’est la vie, plus important que les phares la nuit, sisi, j’vous jure). Après quelques détours et un sens de l’orientation infaillible, nous arrivons à la Kasbah. Ok, on a demandé confirmations deux ou trois fois et la Kasbah est sur le point haut de Tanger donc je n’ai aucun mérite à en tirer mais tout de même: on s’en est bien sorti.

L’aspect lounge de la maison d’hôte est assez frappant de nuit, on s’écroule dans les canapés en s’enfilant des olives et buvant bière, chupito ou rhum. Un choix sans doute porté par une attirance vers certaines destinations: Paul et Nicolas: pour l’Espagne, Axel pour l’Allemagne et moi pour Cuba  (viva la revolucion!!!). On passe donc le temps en attendant que les belges arrivent. Petite chose notable: des fleurs à la senteur d’abricot. Je ne sais pas ce que c’est mais elles sentaient bigrement bon. Elles ont une forme de trompette et sont de couleur rose pâle.

 

 

A taaaable. A peine arrivés, on se jette à table comme la misère sur le monde. La table a été dressée dans une petite salle décorée sobrement. Sur un pan de mur se trouve une petite ouverture sur la cuisine cachée derrière deux volets en bois. Sur la table se trouvent quelques chandeliers. Des fleurs et pétales de rose y sont répandus ajoutant un certain charme et une ambiance romantique à l’ensemble : dommage, on est entre mecs.

 

Le repas est savoureux, rien à dire : soupe de légume en entrée, suivies de diverses salades très fraîches et le tout terminé par un tajine de mouton aux pruneaux et à la noix de coco (j’en vois saliver dans le fond là). Exquis, frais, pas gras. Ca change et j’aime. Le tout se termine par un petit thé et des pâtisseries dans le salon.

Tanguy, Peter, Antoine et Paul

 

Nicolas et Axel

 

Enfin bon, il est temps de partir et nos chemins se séparent à la voiture. Je continue à pied avec Tanguy et Peter : nous rentrons en taxi.

Pas facile de trouver un taxi dans les rues de cette partie déserte de voiture de Tanger. Néanmoins, au bout d’un certain temps, on en remarque un garé sur le trottoir. Il accepte de nous prendre, cool. Il démarre, avance, descends du trottoir comme une mule. BANG.

Apparemment, nos analyses déduisent d’un choc avec le trottoir. On ne va pas s’arrêter pour si peu : le chauffeur accélère. Rien. Relance le moteur et accélère à fond. Rien.

On descend tous de la voiture pour l’ausculter et Peter remarque un filer d’huile s’échappant du moteur. Apparemment, il a dû taper le bloc moteur et fissurer le carter.

La loi de Murphy s’appliquant à TOUS les cas, les voitures commencent à s’agglutiner derrière notre taxi en plein travers de la route. Les gens crient et « s’expliquent » en arabe, nous tout ce qu’on veut, c’est rentrer dormir et on demande à tout le monde de pousser la voiture sur le côté (en faisant tout de même bien attention à ne pas marcher dans la flaque d’huile).

Chose faîte, nous nous esquivons comme des voleurs de peur d’être accusés à tort d’un préjudice pour lequel on n’y pouvait rien. Nous trouvons un autre taxi plus loin qui lui, roule prudemment et nous ramène à bon port.

Que d’émotions…

Stef