Dimanche, on s’est tenté avec David (un pote de la plongée) une petite virée dans la manche pour essayer ma combinaison et voir si les ports de France étaient aussi sales, direction les bassins du port du Havre.
Après un départ un peu poussif (pas ma faute si ma rue est difficile à trouver), nous prenons la route David, sa tendre et moi. Je dors comme un porc pendant la majeure partie du trajet, ne me réveillant qu’au passage des péages, même pas honte !

On arrive tout de même pile à l’heure et malgré ça, des barbares sont déjà en tenue, prêt à plonger. Mince, on est dimanche quand même, l’eau est froide, soyez un minimum fainéant comme nous ou faites semblant cornegidouille (marrant, Word connaît ce mot, hi hi hi, ah non, c’est juste moi qui manque de culture, on en apprend des belles sur Wikipedia).

Après l’accueil et un petit briefing de Denis sur l’association Port Vivant et sur la plongée que nous allons faire, nous commençons enfin à nous préparer. J’enfile donc prestement ma combinaison orange fluo toute neuve et bien chaude, que du bonheur. Enfin bon, je passe l’équipement, c’est rapide. Pour moi… Parce que David lui prend son temps, un vrai tekkie dans l’âme =)

David au taquet

Je l’attends donc sur le ponton les pieds dans l’eau. Ils n’y restent guère longtemps car elle est gelée, les bottillons ne sont pas aussi efficaces que la combi car je ne sens rien aux jambes.

Le ponton et le bassin

A ma gauche, un plongeur se met à l’eau sans ses palmes. Ne rigolez pas, c’est un gag bête qui peut arriver à tout le monde. Heureusement que son collègue l’a aidé à gonfler son gilet sinon il pouvait couler au fond (je le vois bien les deux jambes plantées dans la vase jusqu’aux cuisses, me suis bien marré moi). Mais enfin, David est prêt et nous pouvons enfin nous mettre à l’eau.

Et bien, y’a pas à dire, pour un début mars, elle est quand même fraîche, surtout la gougoutte qui descend le long de la poitrine. La visibilité est par contre étonnamment bonne. On s’immerge et, suivant les conseils avisés de Denis, nous partons un peu à contre-sens de tout le monde pour ne pas se trouver dans la gadoue. Le sol vaseux est rapidement atteint puisqu’on ne dépassera pas les 8m de fond. Il est tapissé d’anémones soleil et il y a peu de déchets, on ne trouvera qu’un cône de travaux, un gros truc métallique (on peut considérer ça comme une épave ?) et quelques petits déchets.

Crabe enragé enfoui dans la vase

Tapis d’anémones soleil

Lorsqu’on agite la vase, on se trouve plongé dans un épais nuage qui fait perdre toute notion de relief. On a l’impression qu’en tendant la main on va toucher le sol alors qu’en fait le sol est 2m en dessous de nous. ais la vie y est belle et bien présente. La preuve, voici quelques petits spécimens.

Crabe « pour toi public »

Eponge toute moche

David dans le vert

Moule et Ascidie

Stef sourit

David fuit de la tête

Anémone bien nébuleuse

Moule

Anémone

Pieu

Feuille conservée

Crabe

Crabe enfoui mangeant

Moule et Ascidie

Synacidie

Moué

Ponte de limace

Etoile de mer qui tire un peu la gueule

Probablement une algue


Crabe menaçant

Par contre, au bout de 45minutes, mes mains et mes pieds sont tétanisés, il est grand temps de se rentrer. Au passage, David tente une sortie en dévidant son parachute. Il paraît que c’est top moumoute mais j’ai bien l’impression qu’il s’est galéré. Par contre, je me suis un peu perdu dans le brouillard vaseux et on sort un poil loin. Qu’à cela ne tienne, le retour nous réchauffera. Un petit 100m, on enlève l’équipement, on le remonte (il est bigrement lourd hors d’eau tiens) et on se rue sous la douche chaude. C’est marrant d’ailleurs, j’avais les pieds tellement froids que l’eau chaude me faisait des picotements. Les pieds et les mains étaient tout rouges, c’était presque joli d’ailleurs.

Le bassin du Havre début Mars

David traîne au palier

Pour se requinquer, on est allé chercher un restaurant. J’avoue qu’on n’était pas forcément branché par de la nourriture asiatique mais il n’y avait que ça d’ouvert alors on n’a pas fait la fine bouche et l’entrecôte viendra plus tard. On n’a pas du tout été déçu : super accueil, service top, amicaux. Allez, je donne même le nom comme ça, vous pourrez venir me taper si ça n’est pas bon : Le Chiengmai, rue Louis Brindeau au Havre.

Petit souvenir: trace de masque