Ces deux derniers jours étaient des jours de fête. Ce qui est un peu étrange est qu’il n’y a pas vraiment de sentiment de fête qui se dégage. Le petit village de Ksar Sghir,  village sans aucun intérêt touristique et pourtant indiqué dans tous les guides, était totalement déserté. Personne sur les routes (sauf évidemment quelques piétons), ça soulage les yeux. Car on est maintenant en hiver (je passe la complainte sur la pluie et le froid, les collègues m’appellent d’ailleurs Kenny rapport à South Park), la nuit tombe tôt (poum) et les gens roulent plein phares (et ça pique les yeux).

Mais normalement, avant l’Aïd el-Kebir (grande fête musulmane), on peut voir dans les rues, garages ou appartement tous pleins de moutons. Ils sont offerts au plus jeune de la famille et c’est l’ainé qui aura l’insigne honneur de lui trancher la gorge. Pas de critiques, c’est religieux (m’est avis tout de même que ça doit secouer pas mal de gamins cette histoire) ! Mais cette année était assez calme. Crise ? Baisse de reproductivité chez les bergers ? Manque de main d’œuvre chez les moutons ? A non, ça doit être le contraire.

Bref, je m’attendais à une fête un peu exceptionnelle mais elle n’avait d’extraordinaire que le manque de personnes dans les bureaux ! Mais bon, par empathie pour tous ces petits moutons qui ont été dévorés dans le monde ces 2 derniers jours, je me suis rasé la tête…