Cela fait quelques temps que je suis à Tanger et pourtant je n’ai passé qu’un seul week-end là-bas, j’en avais profité d’ailleurs pour faire les courses, top glamour. Les raisons des retours étaient toujours plus ou moins valables quand même, merci d’ailleurs à la direction d’avoir été accommodant avec moi. Mais contrairement aux autres fois, cette fois ci, je ne rentre pas pour moi mais pour mon p’tit frère. Tellement pas pour moi que je n’ai même pas prévenu les potes, j’espère qu’ils ne m’en voudront pas mais c’était le mariage civil du petit frère, le genre de super occasion qui n’arrive qu’une fois par vie (tout du moins je lui espère).

Ca n’est « que » le mariage civil mais il aura lieu dans la salle des illustres, mairie de Toulouse, le jour même de la fête de la musique (et donc le jour le plus long, ta da da dam !). Le soleil est de la partie, les passant s’attardent dans les allées piétonnes, les amis discutent sur les bancs à l’ombre de grands platanes. Quelques familles pataugent avec leurs
enfants dans la fontaine, on est en été. Et tels des extra-terrestres, les parents et moi -même nous dirigeons vers la mairie tout endimanchés. Mon père a même sortie une veste en laine de derrière les étagères. La laine, mauvaise idée par cette chaleur. Car il fait super chaud quand même, on traque le courant d’air, mon frère et sa promise sont tout de blanc vêtus mais ça n’attire pas la fraîcheur pour autant.

L’adjointe au maire expédie assez vite la cérémonie en leur expliquant le rôle de futur parents qu’ils auront et le devoir qu’ils auront envers leur future progéniture. C’est marrant, mais je croyais que le mariage était un contrat entre deux personnes pour payer moins d’impôts. Maintenant, il faut en plus prévoir un gamin, qui avant était un bonus optionnel non inclus dans le contrat de base. La France serait-elle en déficit de naissances ?

Une fois le oui dit et les signatures apposées, je ne comprenais pas pourquoi on ne sortait pas pour aller discuter et aller se rafraîchir auprès d’une bière non méritée (?). Là où mes parents avaient reçus une médaille (oui, un mariage mérite bien cela au moins), mon frère et son épouse (bienvenue dans notre belle famille :p) ont eu droit à une photographie dédicacée par le maire lui-même. Le miracle du numérique a permis que la photo soit tirée  quelques minutes après le oui, c’est beau la technologie.