Ah, les joies des escapades en Europe ou ailleurs. Ce week-end, je suis fauché comme les blés (et ça n’est pas encore la saison) mais j’ai tout de même décidé de partir explorer brièvement l’Irlande, ses contrées vertes, ses Leprechauns et autre lutins, ses irlandaises, sa Guinness et tant d’autres choses encore.

A peine arrivé, j’ai déjà un choc. Alors que je suis au téléphone assis bien au chaud dans le bus, je vois ma première voiture sans chauffeur. Ah oui patate, ça n’est pas le copain de l’homme invisible que tu vois là (oui, l’homme invisible est homo maintenant), c’est juste qu’ils conduisent du mauvais sens ici et qu’ils ont donc le volant du mauvais côté (et non, je ne fais pas de mauvaise volonté).

Le bus plonge donc vers Dublin, ville portuaire qui n’en n’est pas une. Ce que j’aime dans les voyages, c’est voir à quel point les choses sont très similaires mais pourtant que les petites différences peuvent être des fossés culturels.
Les premiers pas dans une ville sont les plus marquants. On voit ce qui est pareil et ce qui est différent : les bâtiments sont plus gais, les gens qui attendent le bus portent plus de vêtement colorés, sont plus souriant. Tout semble plus coloré ou bien c’est parce que je suis de bonne humeur et que ça transparaît dans les choses que je vois.

Premier pub un peu folklo

Un château dans la ville

Tout est plus coloré sauf cette superbe fille habillée en noir qui arrive dans ma direction. Quand je dis habillé, c’est vite dit vu qu’elle porte une robe qui montre la moitié de ses seins pour le haut et qui monte jusqu’à la salle de jeu pour le bas. Mais je continue ma route le téléphone accroché à mon oreille en essayant de comprendre où se trouve le pub où j’ai rendez-vous. Philippe finalement arrive à mon encontre pour me dire que la jolie plante que je viens de croiser bosser chez lui.

Note pour plus tard : me faire muter chez GE.

Il est 18h et j’ai une pinte de Guinness à la main. Bigre, ils sont forts par ici. Philippe m’a invité à un afterwork pépère où il me présente à trois de ses collègues forts sympathiques dont une jolie polonaise.

Note pour plus tard : demander au RH qui était présent (et super cool au demeurant) s’il n’y a pas moyen d’accélérer le processus de recrutement.

Le pub est vraiment agréable : ambiance lounge à la moquette épaisse sur le sol, les décorations sont lourdes et sombres mais pourtant chaleureuses, on s’y sent bien, on discute, on raconte un peu nos vies, bon esprit. 2 bonnes grosses pintes plus tard, je me fais trainer vers un nouveau lieu de débauche. Rachel, la bombe en nuisette que j’avais croisée plus tôt dans la rue organise un petit get together dans un autre bar. C’est pas que je ne tienne pas du tout l’alcool mais je n’ai qu’un micro sandwich englouti à midi et là il est 22h et j’ai quelques pintes dans le sang, ça commence à faire. Phil m’a averti : il me veut par terre le bougre mais je tiendrai ; je vous promets, je tiendrai.

L’ambiance ici est lounge aussi mais plutôt dans le style tendance moderne, plus froide et plus design, mais ça n’empêche toujours pas les discussions. Je suis super mauvais à ça, surtout quand je ne connais pas les gens mais je pense m’en être pas mal tiré. D’ailleurs, petite anecdote marrante, une collègue de Phil discutait avec nous et m’a dit un truc du genre « si je n’avais pas de copain, je serais avec toi de suite ». Je lui ai fais un petit sourire et voilà ! Alors, de deux choses l’une : soit j’ai un minimum de sex appeal, soit la bière lui avait fait un petit effet aussi (je penche plutôt pour la seconde solution :p)

Note pour plus tard : finalement, annuler ma mutation chez GE.

Mais bon, pendant ce temps, Rachel est complètement sur un mec, à la limite du raisonnable en lui mettant presque les seins sous le nez (il ne doit pas être futé lui d’ailleurs). Phil m’explique un peu le concept des filles qui sortent le soir dans le coin. Le look bien allumeur, aucune tenue, ça boit, ça va vomir partout ou pisser au milieu de la rue. Bon, je dis ça pour les nanas mais c’est valables pour les mecs, le côté allumeur en moins (mais gros bourrin en plus). Phil me donne donc le mot magique qu’on peut employer dans ces situations là et même dans toutes les situations un peu cocasses ou décalées : c’est culturel.

On enchaîne ensuite par une petite soirée privée chez Frank pleine de chartreuse et de… me rappelle plus bien tien. Ah si, on apprend le gaélique et on boit de la chartreuse (jamais vu une bouteille descendre si vite tien !). Mais il se fait super tard maintenant et je suis KO. On dit bonne nuit aux cygnes du canal en passant et puis c’est tout. Ah si, un truc marrant à Dublin la nuit très tard : on ne voit qu’une nuée de taxis. Phil m’a préparé un bon p’tit lit, je suis aux p’tits oignons. Objectif pour les prochaines heures : ne pas être malade, surtout que les colocs de Phil ne sont pas des rigolos mais si on les comparerait à des meubles, ils tireraient plus vers de l’Ikea en version pas modulable que vers le meuble de grand-maman qu’on aime à caresser quand on passe à côté (et non, mon objectif dans la vie n’est pas de caresser les gens).

Les cygnes pas peureux

Le levé le lendemain matin (?) est rude et tardif mais pas de mal de tête à l’horizon. C’est donc parti pour une petite escapade dans les rues de Dublin pour y voir des très jolis parcs qui l’ornementent. On y trouve des fleurs variées aux couleurs vives et présentes. La constante bruine doit y être pour quelque chose mais il faut avouer que ça a un certain charme.

Phil devant la fontaine

Du houx (sisi, de cette taille)

Grosses racines

Eglise et tulipes

La maison du gardien

Phil dans Stephen’s park

Pot de tulipes rebelles

Bleu et violet intenses

Tulipe enflammée

Parterre de fleurs

Autre chose assez amusante à Dublin : on n’a pas l’impression qu’il y ait vraiment un plan d’urbanisme. Les bâtiments sont accolés les uns aux autres alors que leur style est radicalement différent.

Architecture éclectique

Les vikings, un bon moyen de visiter la ville

Un gros centre commercial à l’allure un poil victorienne

On fait une pause café histoire de se réchauffer les joues et à côté de nous sont assises 3 jeunes femmes, vraiment moches. Et pourtant, je ne pense pas être super porté sur le physique mais là elles ne font pas grand-chose pour s’améliorer : il est 17h30 et elles en sont à leur seconde pinte. Rajouté à cela le fait qu’elles sont habillées « à l’anglaise », ça fait un joli tableau (c’est rigolo, ça défoule d’être méchant parfois, hihi).

Enfin, on fait le tour sans vraiment y entrer de nombreux bâtiments touristiques plus ou moins connus.

Le pic à glace de Dublin

Les quais de la Lifey

Petit pub sympathique

Temple bar, le 5ème de Dublin

On est allé faire un tour dans l’université Trinity, la plus ancienne d’Europe paraît-il. Elle hébergerait un très vieux bouquin (le livre de Kells) mais il faut payer 10€ pour le voir. Ca attendra une prochaine fois. L’endroit est cependant suffisamment charmant pour qu’un couple vienne se faire prendre en photo après leur mariage, pourquoi pas !

Trinity college

Pour la vie sous la coupole

Entre autre aussi, on trouve le château de Dublin aux couleurs bariolées mais à l’intérieur somptueux (c’est un peu une constante ici). Des jeunes s’y étreignent au pied d’un clocher (ou de la justice aux seins nus, je ne sais pas). C’est tout mignon tout plein, romantique et tout et tout.

Le château

Etreintes sous l’oeil de la justice

Dubhlinn gardens

YMCA

On peut aussi voir la cathédrale St Patrick (prononcer Podrick ou un truc comme ça en Gaélique) à l’aspect massif, sans fioritures. Au milieu d’une campagne rase, à moitié coupée par la brume avec au loin une forêt, elle aurait un caractère mystérieux qui lui donnerait un charme envoûtant. Mais au milieu d’une ville, elle a autant de charme que les Sphinxs, vous savez, ces chats sans poils.

Cathédrale St Patrick en cours de rénovation

« Que les graines de la paix commencent ici et se répandent partout dans le monde »

On s’enchaine ensuite un « kébab », un vrai de vrai, un bon bien gros avec du riz (et sans pita donc). Par contre, j’espère qu’ils ne vont pas chercher la viande chez leur voisin, j’ai un poil peur là.

Mot pour mot: « Tête de turc – maison de découpe »

Finalement, on enchaîne la soirée par une petite soirée belotte. Normal, il faut traverser la manche pour pouvoir jouer à des jeux français avec des français, c’est un peu la rébellion moderne. Le premier qui me traite de bobo, je lui mets une claque !

Enfin, tout ça pour arriver à placer qu’on utilise un jeu « spécial » du coloc d’Aurélia : un jeu aux fées sexy. Je suis d’ailleurs toujours fan du trèfle, le pique me faisant trop peur, le carreau étant trop plat et le cœur à la limite du vulgaire (ok, elles sont toutes vulgaires). Encore une soirée qui se termine bien bien tard.

Moi en provocateur rugbystique

Stef, Phil et Aurélia attentive

Le tripot: sexe et alcool

Cadeau pour le roi de trèfle

Frank

Main de mouise

Il me reste un chiffon de journée pour encore essayer d’agripper quelques bribes de la vie irlandaise (non, je ne cherche pas à chopper :D). Phil m’emmène donc dans un superbe pub juste en bas de chez lui (son appart est vraiment bien placé d’ailleurs). Il y fait chaud et bon à vivre. On se prend un agneau rôti avec son gravy : miam ! Ils sont généreux sur les légumes, tout ça est bien frais et bon. Ok, ça ne vaut pas l’omelette de Phil mais c’est un bon début.

Pub en bas de chez Phil

Depuis l’appart de Phil

Mais qui est cet Henri Hippo?

Refaisant le monde de l’investissement immobilier dans le monde, le temps passe et il est temps de partir. Qui plus est, j’ai peur de rater mon avion donc forcément je prends 2h d’avance sur mon planning. On déambule donc en direction de l’arrêt de bus en papotant pour au final s’arrêter dans un petit café prendre un dernier moccha avant de décoler.

Fleur dans le moccha, servi avec un sourire, je dois avoir une touche

Ce que j’aime bien avec les potes, c’est leur capacité à vous montrer que vous avez tort là où l’on s’obstine justement à avoir tort et penser des conneries. Leur capacité à montrer la vérité comme elle est, parfois cruelle mais au final, on s’en ressort soulagé. Merci, top, cool !

Sur le voyage retour dans un avion plein à craquer de français, l’hôtesse essaye de nous baragouiner quelques notions de sécurité avec beaucoup de mal, elle se fera alpaguer un peu plus tard par mon voisin qui lui critique le fait qu’on ne parle pas français dans un avion appartenant à une compagnie française. Je lui demande de ne pas trop faire son français justement, bien mal m’en prend et je me replonge dans mes révisions de niveau 4 pour la peine ! Je ne lui dirai même pas que CityJet n’est pas Air France et je ne lui expliquerai pas le concept d’avion affrété par une compagnie, il restera ignare, je suis démoniaque, niark niark niark

Depuis l’avion

Mer de nuages

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